Re: Café de Rennes le Chateau:

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léa rosi
chercheur
Messages : 61
Enregistré le : 17 oct. 2017, 09:13

Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par léa rosi »

Bonjour, :wub:
Merci Charly et Aronnax, on vous suit...

Gérard de Sède dans « Signé : Rose+Croix » compare Saunière à Silfax l'écossais lorsqu'il écrit page 140-141 « Souvenons-nous alors que dans le jargon des mineurs, l'homme qui était jadis chargé de détecter, une torche enflammée en main et au péril de sa vie, les émanations de grisou et de gaz délétères était appelé le pénitent ». En insérant une gravure du XIXème siècle (de piètre qualité !) avec pour légende « Pénitent dans une mine », De Sède se garde bien de nous en indiquer la source et pour cause... Il s'agit là de l'un des 45 dessins de Férat, graveur-illustrateur, figurant dans le roman initiatique de Jules Verne « Les Indes noires » paru en 1877 soit un siècle tout juste avant « Signé Rose-Croix ».


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Voici comment Jules Verne présentait au début de son chapitre XX, son pénitent écossais Silfax :

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De Sède fait endosser à Saunière l'habit du mineur Silfax de J.Verne (chapitre VII) : « On l'appelait ainsi parce qu'il portait une grande robe de moine. Son nom vrai était le « fireman », l'homme du feu ... C'est pourquoi le pénitent, la face masquée, la tête encapuchonnée dans son épaisse cagoule, tout le corps étroitement serré dans sa robe de bure, allait en rampant sur le sol ».

Les aventures des « Indes noires » en terre écossaise se concluent, page 168, en apothéose par l'illustration et l'extrait (de la pierre philosophale !) suivant : « ...les disques électriques ravivés par des courants plus intenses, remplissaient comme autant de soleils. Les lampes électriques projetaient aussi de vives lueurs et les vitraux coloriés brillaient comme des kaléidoscopes de feux ».

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C. Alverda
Spécialiste RLC
Messages : 1192
Enregistré le : 21 juin 2022, 19:19

Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par C. Alverda »

Bonjour à toutes et tous,
Bonjour Léa :hello:
léa rosi a écrit : ↑11 oct. 2026, 09:44 Gérard de Sède dans « Signé : Rose+Croix » compare Saunière à Silfax l'écossais lorsqu'il écrit page 140-141 « Souvenons-nous alors que dans le jargon des mineurs, l'homme qui était jadis chargé de détecter, une torche enflammée en main et au péril de sa vie, les émanations de grisou et de gaz délétères était appelé le pénitent ».

De Sède fait endosser à Saunière l'habit du mineur Silfax de J.Verne (chapitre VII) : « On l'appelait ainsi parce qu'il portait une grande robe de moine. Son nom vrai était le « fireman », l'homme du feu ... C'est pourquoi le pénitent, la face masquée, la tête encapuchonnée dans son épaisse cagoule, tout le corps étroitement serré dans sa robe de bure, allait en rampant sur le sol ».

Les aventures des « Indes noires » en terre écossaise se concluent, page 168, en apothéose par l'illustration et l'extrait (de la pierre philosophale !) suivant : « ...les disques électriques ravivés par des courants plus intenses, remplissaient comme autant de soleils. Les lampes électriques projetaient aussi de vives lueurs et les vitraux coloriés brillaient comme des kaléidoscopes de feux ».
J'ai surligné en vert, comme il se doit, les passages saillants :cool:

Pour les nuances de Gris je préfère la galène dujolsienne à la champagnesque stibine :biggrin:
Ainsi devant N-D de Paris il y aurait eu :
" une statue faisant corps avec une fontaine qui "tenait un livre d'une main et un serpent de l'autre :
Le peuple l'appelait tantôt "Monsieur Legris", tantôt "Vendeur de gris", "Grand Jeûneur" ou "Jeûneur de Notre-Dame "[...] La meilleure explication est celle que nous fournit Amédée de Ponthieu.[...] Devant ce temple se dressait un "monolithe sacré" que le temps avait rendu informe. Les anciens le nommaient "Phoebigène (2), fils d'Apollon, le peuple le nomma plus tard "Maître Pierre", voulant dire "Pierre maîtresse", "pierre de pouvoir", il se nommait aussi messire Legris, alors que gris signifie "feu grisou", feu follet.

(2) Engendré du soleil et de l'or
Dans le Gisors sédien il y a deux pages consacrées au feu follet car "seuls des gens fort savants en latin purent appeler le feu follet Blaiseau..." (pages 240-241)

On trouve cette définition quelque peu "alambiquée" de l'alchimie (dans les Demeures phi) :
... nous dirions que la cabale phonétique reconnaît une étroite parenté entre les mots grecs Cemeia, Cumeia et Ceuma, lequel indique ce qui coule, ruisselle, flue, et marque particulièrement le métal fondu, la fusion elle-même, ainsi que tout ouvrage fait d’un métal fondu. Ce serait là une brève et succincte définition de l’alchimie en tant que technique métallurgique. Mais nous savons, d’autre part, que le nom et la chose sont basés sur la permutation de la forme par la lumière, feu ou esprit ; tel est, du moins, le sens véritable qu’indique la langue des Oiseaux.
Il est vraisemblable que cette vision de l'alchimie soit inspirée par la naissance du cinéma dont Irène Hillel Erlanger fut une pionnière en fondant en 1916 la maison de production, la « DH Films » en collaboration avec la réalisatrice Germaine Dulac.
Elle est l'auteur des fameux Voyages en Kaléidoscope, encensés par les Fulcanelli et Canseliet (sa page Wiki est largement fautive !)

Je ne peux manquer de faire le rapprochement avec la dernière citation de Léa.
Extraits des Voyages :
Mme Grâce a saisi le Kaléidoscope

Elle le précipite

à terre

Fluides magnétiques mêlés à des courants à des torrents d’électricité

craquement catastrophal

Nuit

Bientôt il se rendit maître des Forces fluidiques qui règnent sur le Monde. Et dont le secret n’est pas entièrement enseveli depuis la Très-Sublime-Antiquité. Dociles à ses commandements, ces Forces fusionnèrent avec leurs frères captifs : Rayons. Corps-Radiants. Effluves. Électricités. Dont nous ne savons rien. Et qui nous servent. Grands Princes-Prisonniers, sous leurs armilles métalliques et leurs masques de verre.

L’écran vide apparaît, isolé, lumineux, énigmatique. Quelques secondes d’attente. Seul résonne dans le silence, le déclic régulier de l’appareil. Plusieurs minutes. Silence prolongé. Pénible. Rien que l’épi de rayons électriques illuminant l’écran blanc serti de noir ; triste comme une taie sur un œil mort.
Éclair Conflagration Détonation Millions de bombes Milliards de grenades incendiaires Dans l’éruption et l’explosion de quel Volcan ?
Le " génial inventeur " du Kaléidoscope est qualifié de "volcanique", et le mot Volcan a bien un V majuscule dans le texte original. Vu les affabulations de Canseliet quant à la disparition de Irène Erlanger... :asmo10:

:wave:
Thierry Espalion
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Thierry Espalion »

C. Alverda a écrit : ↑10 oct. 2026, 19:30 Page 131 du Gisors, nous sommes dans le chapitre " Et sur cette pierre... ", la " matière première" - " On la trouve dans la mine de Vulcain" - est évoquée avec Flamel dans un paragraphe qui se termine ainsi : " C'est là la "Terre Sainte" qui, avec le régime des feux est l'arcane le mieux scellé de l'alchimie. " (1)
Bonsoir Charly,
Selon vous, quel était l’objectif de Plantard en glissant ces allusions de nature alchimique ?

Je crois me souvenir que vous aviez déjà écrit que ce thème ne se retrouve pas dans le secteur des deux Rennes. Dans ce cas, quel objectif pensez-vous qu'il poursuivait par ces évocations ?
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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