Bonjour à toutes et tous,
J'adhère complètement aux conclusions de l'étude d'Aronnax
... s’il est fréquent de relever des marques lapidaires sur d’antiques constructions, elles sont généralement le fait de tâcherons, de maçons et de tailleurs de pierre et constituent, en réalité, ou bien des signes techniques d’appareillage et de positionnement, ou bien des marques comptables destinées à rétribuer l’ouvrier en fonction du travail effectivement réalisé.
Si j’émets l’hypothèse que le « Glyphe de Quillan » constitue vraisemblablement la marque du Maître Maçon (ou de l’Architecte) qui conduisit la réfection de l’église Notre dame de l’Assomption, c’est qu’il se trouve placé sur la clé de voûte de l’ancienne porte d’entrée du sanctuaire, symbole de l’achèvement de l’œuvre et, en outre, qu’il figure au milieu d’un blason.
Selon moi, il s’agit là d’une ancienne pierre du château ruiné, préalablement choisie pour être appareillée en clé de voûte.
Les marques lapidaires servaient en effet à la rétribution des tailleurs de pierre, elles étaient insérées de manière invisible aux constructions. Le restaurateur aura judicieusement choisi cette pierre comme clé de voûte en l'insérant dans une forme de blason.
En ce qui concerne la "marque" du P. S., il y a visiblement
allusion au Quatre de Chiffre, la "croix cassée" des Compagnons, en jouant sur deux plans : indiquer la présence des 13 "nautoniers" ET leur savoir.
Savoir vraisemblablement issu des spéculations de l'ésotérisme chrétien de la sphère de Charbonneau-Lassay face à celles de Guénon tel qu'il se manifeste dans ce texte de "haute futaie" :
Sept Instructions aux Frères en Saint-Jean, dont je reproduis cet extrait pouvant être utile à ceux qui pensent trouver des symboles F. M. dans les églises !
...Ainsi le Nom trois fois saint YHVH se compose de quatre Lettres. On dit que le Tétragramme est le Nom de la Parole perdue par l’Homme Premier lors de la chute, car nul ne peut désormais le prononcer comme il sied. Et ainsi on représente parfois les quatre Lettres trois fois saintes surmontées chacune d’une couronne. C’est d’ailleurs pour imager la gloire et la lumière infinies du Principe, l’Un en trois, que les quatre Lettres sont souvent représentées dans une nuée éclatante, afin de rappeler la Présence sur le Sinaï, ou encore telle qu’elle était apparue dans le Buisson qui brûlait sans se consumer, ou encore telle qu’elle pénétrait dans la Tente.
Et encore, pour mieux imager la Présence de l’Un autant qu’il se peut faire, la représente-t-on sous forme des quatre Lettres en un triangle de trois mêmes cotés, pointe en haut, le Tout entouré de lumières flamboyantes.
Ces images n’ont d’autre sens que faire entendre les Présences divines au sein de l’Unique Présence, 3 étant l’1 trinitaire, 7 étant Ses Émanations majeures, 4 les Présences de l’1 en 3 dans chacune des 7 Émanations. Néanmoins il faut garder le Tétragramme pour designer l’1 en 3, c’est-à-dire le Principe 1ui-méme, et jamais l’une de Ses Émanations majeures, si divines qu’E1les soient, car Elles ont alors d’autres Noms que savent prononcer ceux qui, par la Grâce, se tiennent en ces Demeures.
Ainsi est-ce par la Croix, qui est quatre par ses membres et quatre par ses angles, que le Christ apporta la Rédemption à l’humanité et a l’univers chutés. Ce qui est souligné par les quatre Vivants dessinés ou taillés en croix de saint André soit dans les angles de la Croix, soit en carré disposé autour du Christ en gloire, affirmant ainsi qu’il est partie intégrante du Principe, Lui le Fils
en majesté, tout comme le Père et l’Esprit dont il ne peut être séparé. D’où l’0n voit, une fois encore; que la Croix de saint André est toujours liée a la Gloire et a la Résurrection. Quant au INRI inscrit au sommet de la Croix, son sens s’éclaire ici d’une autre lumière.
De même il faut considérer Atha Gibor Leolem Adonaf, qui signifie Tu es Puissant Seigneur pour l’Éternité, et qui s’écrit A G LA de cette façon, soit quatre lettres en trois groupes, qui est signe de confrérie clans le siècle, et dont la marque est 4 assurément car c’est le signe de la Croix et aussi la manière dont les jambes sont placées, pour être abaissé et relevé selon l’Art, d’où l’on voit la jambe du Christ légèrement repliée sur les images de sa mort et sur celles de sa résurrection lorsqu’il
sort du tombeau en l’enjambant. Ainsi le Chrisme conjoint parfois la Croix de saint André et le 4 pour cette raison, et on voit les bâtisseurs de Règle qui l’emploient à divers moments de leurs usages et a plusieurs endroits de leur œuvre, parce qu’ils élèvent le temple de Dieu et qu’il n’est pas d’action plus sainte et aussi intimement liée au temple intérieur par sa figure et par sa méthode.
