Dans Les Templiers.. le Vexin est dit "le pays du secret du Bélier", on y trouve l'image du labyrinthe, et le Fil d'Ariane maintes fois citée dans la trilogie.
Le lecteur attentif aura noté que P. P. maîtrisait la prose fulcanellienne !
Extrait du Mystère des Cathédrales :
Le labyrinthe des cathédrales, ou labyrinthe de Salomon, est, nous dit Marcellin Berthelot, « une figure cabalistique qui se trouve en tête de certains manuscrits alchimiques, et qui fait partie des traditions magiques attribuées au nom de Salomon. C’est une série de cercles concentriques, interrompus sur certains points, de façon à former un trajet bizarre et inextricable ». [La Grande Encyclopédie. Art. Labyrinthe. T. XXI, p. 703.]
L’image du labyrinthe s’offre donc à nous comme emblématique du travail entier de l’Œuvre, avec ses deux difficultés majeures : celle de la voie qu’il convient de suivre pour atteindre le centre, – où se livre le rude combat des deux natures, – l’autre, du chemin que l’artiste doit tenir pour en sortir. C’est ici que le fil d’Ariane lui devient nécessaire, s’il ne veut errer parmi les méandres de l’ouvrage sans parvenir à en découvrir l’issue.
Notre intention n’est point d’écrire, comme le fit Batsdorff, un traité spécial pour enseigner ce qu’est le fil d’Ariane, qui permit à Thésée d’accomplir son dessein. Mais, en nous appuyant sur la cabale, nous espérons fournir aux investigateurs sagaces quelques précisions sur la valeur symbolique du mythe fameux.
Ariane est une forme d’airagne (araignée), par métathèse de l’i. En espagnol, ñ se prononce gn ; ἀράχνη (araignée, airagne) peut donc se lire arahné, arahni, arahgne. Notre âme n’est-elle pas l’araignée qui tisse notre propre corps ? Mais ce mot se réclame encore d’autres formations. Le verbe αἴρω signifie prendre, saisir, entraîner, attirer ; d’où αιρην, ce qui prend, saisit, attire. Donc, αιρην est l’aimant, la vertu renfermée dans le corps que les Sages nomment leur magnésie.
Poursuivons. En provençal, le fer est appelé aran et iran, suivant les différents dialectes. C’est l’Hiram maçonnique, le divin Bélier, l’architecte du Temple de Salomon. L’araignée, chez les félibres, se dit aragno et iragno, airagno ; en picard arègni. Rapprochez tout cela du grec Σίδηρος, fer et aimant. Ce mot a les deux sens. Ce n’est pas tout. Le verbe ἀρύω exprime le lever d’un astre qui sort de la mer : d’où αρυαν (aryan), l’astre qui sort de la mer, se lève ; αρυαν, ou ariane est donc l’Orient, par permutation de voyelles. De plus, ἀρύω a aussi le sens d’attirer ; donc αρυαν est aussi l’aimant. Si maintenant nous rapprochons Σίδηρος, qui a donné le latin sidus, sideris, étoile, nous reconnaîtrons notre aran, iran, airan provençal, l’αρυαν grecque, le soleil levant.
Ariane, l’araignée mystique, échappée d’Amiens, a seulement laissé sur le pavé du chœur la trace
de sa toile…

: On dit qu'une araignée a huit pattes et un poulpe huit bras.