Mais c'est clair que le livre aura une influence énorme et qu'il est donc difficile de passer à côté, surtout pour un artiste romain. Les papes eux-mêmes s'en inspirent :

vs le Ripa
https://fr.wikisource.org/wiki/Iconolog ... rnit%C3%A9

C'est abusivement que l'on "suppose des aspects alchimiques à ce livre" en V. O. ou dans l'édition Kerver, ceci n'est du qu'à la faiblesse de nos modernes lunettes, et Fulcanelli a été victime de l'illusion (comme pour Rabelais d'ailleurs). Il y a bien sûr une composante hermétique comme dans la plupart des œuvres de l'époque, voir "Les langues occultes de la Renaissance" de Pierre Béhar, mais Verville ne s'y trompait pas en "alchimisant" véritablement Le Songe.Virgile a écrit : ↑12 avr. 2021, 11:35 Bonjour à tous,
Mais si on devait établir une connexion avec "et in arcadia ego" et le songe de poliphile, c'est plutôt vers le Guerchin qu'il faudrait se tourner, puisque c'est le premier avoir fait figurer l'inscription sur une oeuvre. Mais bon c'est la même chose pour le Guerchin, et à la limite ça serait même plus facile, surtout si on suppose des aspects alchimiques à ce livre, il avait connaissance des intérêts en la matière chez certains ecclésiastiques...
Serviteur.Virgile a écrit : ↑12 avr. 2021, 12:35 C'est-à-dire que face à une herméneutique, curieusement illustrée par surcroît, j'imagine qu'il est assez facile de tomber dans ce genre de considérations "alchimiques". Mais je suis bien incapable de développer sur cet aspect qui ne m'intéresse absolument pas. Donc merci pour vos compléments d'informations et références.
Effectivement et ceux qui vont mettre en valeur "Et In Arcadia Ego" prennent soin d'ajouter le laurier, le pin et le syrinx autour de leur devise.
J'ai tendance à penser la même chose, mais sans les bergers d'Arcadie, l'affaire de Rennes-le-Château est de suite moins sexy.Charly Alverda a écrit : ↑12 avr. 2021, 13:41Pour ma part je pense que Poussin est hors sujet et que les prêtres locaux auraient été fort étonnés de voir leurs préoccupations reliées à celles du Maître.
Virgile a écrit : ↑12 avr. 2021, 18:52J'ai tendance à penser la même chose, mais sans les bergers d'Arcadie, l'affaire de Rennes-le-Château est de suite moins sexy.Charly Alverda a écrit : ↑12 avr. 2021, 13:41Pour ma part je pense que Poussin est hors sujet et que les prêtres locaux auraient été fort étonnés de voir leurs préoccupations reliées à celles du Maître.
Salut à tous, salut Virgile,Virgile a écrit : ↑13 avr. 2021, 11:12 Bonjour à tous, Charly Alverda,
oui sont très intéressants ces tombeaux littéraires, j'imagine que PP ou l'un de ses acolytes devait connaître, et l'idée d'en réactualiser le principe a pu germer lors de la construction de leur projet. Le tombeau mystérieux à l'inscription laconique que l'on découvre grâce à l'inscription mystérieuse de la tombe absente et sans faste de la châtelaine du coin, et qui devrait nous renvoyer au tombeau bien concret du bled voisin (pour ne pas dire de Voisins), présage d'emblée un jeu de piste macabre des plus palpitants, ou au moins un circuit ludique pour tout amateur d'art funéraire. C'est quand même plus aéré qu'au Montparnasse et bien moins achalandé qu'au Père-Lachaise. Une amusette pour curistes et curieux qui aurait bien fait rire le curé.
En 1965, date où L'Or de Rennes était prêt à une mise sous presse, P. P. ne connaissait (peut-être) pas le tombeau des Pontils s'il faut en croire le duo Pellet-De Sede, mais il en avait nul besoin pour créer une Arcadie en validant les particularités de la géographie locale par les écrits de Labouisse-Rochefort et en évoquant "ce vers un peu fade : De ton heureux Alphee, O toi chère Aréthuse..." Il pouvait ainsi passer du tableau des Bergers d'Arcadie du Louvre au tombeau de sainte Roseline à la Celle sur Arcs ( Cellis Arcis), il est remarquable qu'ayant cité une foultitude de noms d'alchimistes dans le Gisors il ne mentionne pas Rhazes l'un des plus célèbres ! En fait l'alchimie constamment présente dans L'Or de Rennes ne l'est qu'en filigrane.Virgile a écrit : ↑13 avr. 2021, 11:12 Bonjour à tous, Charly Alverda,
oui sont très intéressants ces tombeaux littéraires, j'imagine que PP ou l'un de ses acolytes devait connaître, et l'idée d'en réactualiser le principe a pu germer lors de la construction de leur projet. Le tombeau mystérieux à l'inscription laconique que l'on découvre grâce à l'inscription mystérieuse de la tombe absente et sans faste de la châtelaine du coin, et qui devrait nous renvoyer au tombeau bien concret du bled voisin (pour ne pas dire de Voisins), présage d'emblée un jeu de piste macabre des plus palpitants, ou au moins un circuit ludique pour tout amateur d'art funéraire. C'est quand même plus aéré qu'au Montparnasse et bien moins achalandé qu'au Père-Lachaise. Une amusette pour curistes et curieux qui aurait bien fait rire le curé.
Le PAX, ou plutôt ARK 681, pointe sur la date d'établissement des Mérovingiens dans le Razes.Aronnax a écrit : ↑13 avr. 2021, 13:09 Bonjour à tous.
Bonjour Thierry.Le fameux tombeau des Pontils, similaire à celui représenté par Poussin (Les bergers d'Arcadie II), a été implanté à la distance de 681 dam de l'église de RLC.
Souvenons-nous que le nombre 681 apparaît dans la phrase "Bergère pas de tentation, que Poussin ..."
Cela indique donc que Jean Galibert, qui fit construire le tombeau en cet endroit en 1903 pour y déposer les restes de son épouse Elisabeth, "était dans le secret" ?
Le tombeau, tel que certains d'entre nous l'ont connu en sa forme arcadienne, ne date que du début des années 1930.
Difficile en l'occurrence d'établir un lien entre le 681 de l'anagramme et Poussin![]()
on peut trouver beaucoup de "correspondances" avec des chiffres... 681 peut aussi être suggéré par la date qui figure en plein milieu de la couverture de la VLC (1886), chose peu banale dans le milieu de l'édition... mais ne nous emballons pas... pourquoi ne pas envisager que les romans de Jean Bruce mettant en scène OSS 117 suggèrent le 17 janvier ??? on peut faire dire tellement de choses avec 10 petits chiffres et encore plus avec 26 lettres, surtout quand 25 suffisent...Thierry Espalion a écrit : ↑13 avr. 2021, 12:29 Bonjour à tous,
Je me permets de rappeler une ancienne observation :
Le fameux tombeau des Pontils, similaire à celui représenté par Poussin (Les bergers d'Arcadie II), a été implanté à la distance de 681 dam de l'église de RLC.
Souvenons-nous que le nombre 681 apparaît dans la phrase "Bergère pas de tentation, que Poussin ..."
Salut Philemon,
Ah oui, d'un tombeau à l'autre hé hé. L'aspect alchimique du livre ne serait finalement qu'un vernis racoleur à gratter ?Charly Alverda a écrit :En 1965, date où L'Or de Rennes était prêt à une mise sous presse, P. P. ne connaissait (peut-être) pas le tombeau des Pontils s'il faut en croire le duo Pellet-De Sede, mais il en avait nul besoin pour créer une Arcadie en validant les particularités de la géographie locale par les écrits de Labouisse-Rochefort et en évoquant "ce vers un peu fade : De ton heureux Alphee, O toi chère Aréthuse..." Il pouvait ainsi passer du tableau des Bergers d'Arcadie du Louvre au tombeau de sainte Roseline à la Celle sur Arcs ( Cellis Arcis), il est remarquable qu'ayant cité une foultitude de noms d'alchimistes dans le Gisors il ne mentionne pas Rhazes l'un des plus célèbres ! En fait l'alchimie constamment présente dans L'Or de Rennes ne l'est qu'en filigrane.