JAUCLIN a écrit : ↑07 nov. 2021, 11:29
Hercule,
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À l’origine il est question de heurter ( heurt ) pour le sanglier , de choquer ... et cela donnera aussi « heure ».
Pour comprendre, relire plusieurs fois la page 67 puis la page 302 de LVL.
Faites-le et vous allez vraiment comprendre ...
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Bonjour Jauclin,
La page 67 ne m'a pas beaucoup inspiré ... Si ce n'est qu'elle ramène au problème du Machia'h et du grand Monarque ...
Un récit de l'Ancien Testament relate, en effet, qu'un jour, Ésaü rentra affamé de la chasse. Jacob, qui était en train de préparer un plat de lentilles, lui proposa de le nourrir à condition qu'il lui cède son droit d'aînesse. Esaü accepta cette transaction.
Salomon de Troyes (1040-1105), plus connu sous le nom de Rachi, est un immense exégète juif du XIe siècle. Dans ses annotations sur ce passage, il nous livre sa lecture. Selon lui, Jacob intervient parce qu’il sent que son frère n’est pas à la hauteur :
« Le service du culte revient aux aînés. Ya’aqov [Jacob] s’est dit : il ne convient pas que cet impie soit appelé à apporter des offrandes au Saint béni soit-Il [YHWH]. »
«Ésaü c’est Édom.» Ainsi s’exprime à trois reprises le chapitre 36 de la Genèse. Le caractère de cette nation lui a été transmis par son père en traits ineffaçables.
Ésaü n’a pas acquis le nom d’Édom à sa naissance. Dieu voulait illustrer par lui, comme premier-né des jumeaux de Rebecca, l’un des grands principes de son gouvernement. Ce principe était celui du libre choix de Dieu selon l’élection de grâce. C’est pourquoi Dieu ne donne pas le droit d’aînesse à Ésaü, le premier-né, mais le confère à Jacob de par son propos arrêté et son arbitre souverain. Cette révélation du choix de Dieu n’était faite ni à Jacob, ni à Ésaü, ni même à Isaac leur père, mais à Rebecca qui, avant la naissance de ses fils, était allée consulter l’Éternel (Gen. 25:22). C’est alors que Dieu lui dit: «Le plus grand sera asservi au plus petit.» Dans cette sentence il n’est question, en aucune manière, d’une malédiction prononcée contre Ésaü, car, avant qu’ils fussent nés, ni l’un ni l’autre de ces enfants n’avait «rien fait de bon ou de mauvais» (Rom. 9:11); mais Dieu revendiquait ainsi son droit de choisir les héritiers de la promesse. La malédiction ne fut prononcée contre Ésaü que lorsque, au cours de sa longue histoire, Édom eut rejeté tous les appels de la grâce (Mal. 1:3). Au début, Dieu n’ôtait à Ésaü que l’autorité sur son frère et le droit à l’héritage ; il ne lui enlevait pas, même après son acte profane, des bénédictions accessoires. C’est pourquoi Isaac, tout en conservant, contre ses désirs et sa volonté, la prérogative du premier-né à Jacob, bénit aussi Ésaü, son frère. «Par la foi Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir» (Héb. 11:20). Il restait à Ésaü une bénédiction réelle, quoique de beaucoup moindre valeur que celle de son frère : «Son habitation devait être en la graisse de la terre, et en la rosée des cieux d’en haut. Il devait vivre de son épée et servir son frère», car ce qui était promis à Jacob : «Sois le maître de tes frères» ne pouvait être révoqué. Seulement le patriarche ajoute : «Quand tu seras devenu nomade tu briseras son joug de dessus ton cou» (Gen. 27:39, 40).
Cette prophétie d’Isaac s’est accomplie. Toujours l’épée a dominé dans l’histoire d’Édom. C’est par l’épée qu’il s’empare de la montagne de Séhir et en extermine les Horiens qui l’habitaient avant lui (Gen. 36:21); il bataille continuellement avec les fils d’Israël et même avec ses voisins immédiats, tels que Moab. Par l’épée il brise finalement le joug de Juda et s’en affranchit «jusqu’à ce jour» (2 Rois 8:20-22); par l’épée il pille plus tard Jérusalem et s’empare des captifs de Juda (Ps. 137:7; Amos 1:11); par l’épée enfin il étend son territoire aux dépens de Juda et de Siméon, car à la longue, mû par sa haine et son ambition, il veut «s’attribuer le pays de l’Éternel comme une possession» (Ézéch. 36:5). De là le nom d’Idumée, contrée qui s’étend bien au-delà de la montagne de Séhir (Marc 3:7).
Ésaü est donc Édom, mais non pas au premier chapitre de son histoire. Il acquiert ce nom à la suite de ses mauvais comportements...
La jalousie, la haine d’Ésaü et sa soif de vengeance se transmirent à sa postérité. Amalek était un descendant direct d’Ésaü dont il était le petit-fils par Éliphaz (Gen. 36:12). Son hostilité sans merci contre Israël éclata aussitôt que ce peuple quitta l’Égypte pour entrer en Canaan. Amalek est le type effrayant de la haine de Satan contre le bon peuple de Dieu, aussi l’Éternel déclare qu’il aura la guerre de génération en génération contre lui (Ex. 17:16)...
Tout cela nous conduit directement à l'ultime bataille d'Armagedon ...
Meilleures pensées
Hercule