Salut Aronnax,
Je vois le thème mérovingien comme un support " merveilleux " du mythe de fondation du P. S, et les Templiers (la branche P. S ) comme liens de la Tradition avant l'avatar R + C.
Selon les termes du livre « Les Templiers... » l'Art royal a deux acceptions, celle des bâtisseurs et celle de l"alchimie. Si les références alchimiques abondent, la vision fulcanellienne qui prévaut généralement, dans les « Demeures » à propos du Manoir de la Salamandre on peut lire :
Or les Fulcanelli, tant Dujols que Champagne, s’accordent à peu près sur la supposée doctrine des Templiers et le « baphomet », le second renvoyant même au premier :« Serions-nous en présence du logis de quelque affilié aux sectes d’Illuminés ou de Rose-Croix, descendants des vieux Templiers ? La théorie cyclique, parallèlement à la doctrine d’Hermès, y est si clairement exposée qu’à moins d’ignorance ou de mauvaise foi on ne saurait suspecter le savoir de notre Adepte. Pour nous, notre conviction est faite ; nous sommes certains de ne point nous tromper devant tant d’affirmations catégoriques : c’est bien un baphomet, renouvelée de celui des Templiers, que nous avons sous les yeux. »
Mais le texte sédien, bien que reprenant AILLEURS les mots surlignés, privilégie une autre piste étymologique :« Dans l’expression hermétique pure, correspondant au travail de l’Œuvre, Baphomet vient des racines grecques Βαφευσ, teinturier, et µεσ, mis pour µεν, la lune ; à moins qu’on ne veuille s’adresser à µετερ, génitif µετροσ, mère ou matrice, ce qui revient au même sens lunaire, puisque la lune est véritablement la mère ou la matrice mercurielle qui reçoit la teinture ou semence du soufre, représentant le mâle, le teinturier, — Βαφευσ, — dans la génération métallique. Βαφε à le sens d’immersion et de teinture.
[…]
Le mot Bapheus, teinturier, et le verbe meto, cueillir, moissonner, signalent également cette vertu spéciale que possède le mercure ou lune des sages.
[…]
Quant à l’origine de l’Ordre, à sa filiation, aux connaissances et aux croyances des Templiers, nous ne pouvons faire mieux que citer textuellement un fragment de l’étude que Pierre Dujols, l’érudit et savant philosophe, consacre aux frères chevaliers dans sa Bibliographie des Sciences occultes (2). « Les frères du Temple, dit l’auteur, — on ne saurait plus soutenir la négative, — furent vraiment affiliés au Manichéisme. Du reste, la thèse du baron Hammer est conforme à cette opinion. Pour lui, les sectateurs de Mardeck, les Ismaéliens, les Albigeois, les Templiers, les Francs-maçons, les Illuminés, etc., sont tributaires d’une même tradition secrète émanée de cette Maison de la Sagesse (Dar-el-hickmet), fondée au Caire vers le XIe siècle, par Hackem. nous nous arrêterons un instant à l’étymologie du mot baphomet. L’idée de Nicolaï est recevable si l’on admet, avec Hammer, cette légère variante : Βαφε Μετεοσ, qu’on pourrait traduire par baptême de Mété. On a constaté, justement, un rite de ce nom chez les Ophites. En effet, Mété était une divinité androgyne figurant la Nature naturante. Proclus dit textuellement que Métis, nommé encore Εριχαρπαιοσ, ou Natura germinans, était le dieu hermaphrodite des adorateurs du Serpent.
Note 2 : A propos du Dictionnaire des Controverses historiques, par S.-F. Jehan, Paris, 1866. »
Jacques Breyer publia ceci en 1970 :« Appliquant les secrets qu’il tenait des Arabes et ayant choisi le moment on toutes les planètes sont à l’entrée de leur course, Gerbert avait coulé dans le cuivre une tête, et cette tête, grâce à un dispositif ignore, répondait par oui ou par non.
A l’époque on fleurit l’Ordre du Temple, on perd la trace de la tête parlante, cette merveille qu’avaient légué les Arabes à Gerbert, le plus étrange Saint-père qui fut jamais.
Quant à l’étymologie du mot Baphomet, elle a fait l’objet de plusieurs hypothèses. Chose singulière, toutes concouraient à donner an mystérieux vocable le sens d’un hiéroglyphe. Récemment, quelques spécialistes ont decouvert que l’étymologie la plus satisfaisante est arabe : Ouba El Phoumet. Cela veut dire : Bouche du Père. A chacun d’en conclure ce qu’il voudra. Mais le lecteur ne regrettera peut-être pas le long détour que nous venons de lui faire faire dans les fourrés clairs-obscurs de l’Histoire. »

https://www.ergonia.fr/livres/217-734-o ... reyer.html

