Bonjour,
Merci Aronnax pour ce renvoi à la SESA sur l'article d'Alex Coutet (janvier 1934) évoquant les trouvailles d'Otto Rahn mais j'y préfère un autre article du même auteur, paru en juin de la même année dans La Dépêche sous le titre « Autour de Montségur -Lonhengrin est de Toulouse ». Coutet tient à rappeler la paternité, antérieure de plus de trente ans, des thèses évoquées par les deux savants allemands (Rahn et Rummel) en la personne de Pierre Barthélémy Gheusi qu'il qualifie de « précurseur, un devancier dans cette thèse si flatteuse pour nous, Pyrénéens, des origines du graal ».
Membre de l'église gnostique de Doinel, Gheusi fut Directeur de l'opéra-comique, journaliste et écrivain.
Né à Toulouse, Gheusi s'est très tôt intéressé au catharisme. En 1890, âgé d'une vingtaine d'années, il publie son « Montsalvat » chez Flammarion et évoque au début des années 1900 l'idée d'un graal pyrénéen.

Il défend l'idée que le Lonhengrin de Wolfram von Eschenbach est wisigoth de Toulouse, de la lignée du roi des goths Euric. Il est aussi convaincu que le « lou grasal » languedocien est parvenu, à l'état de légende, sur les bords du Rhin où Eschenbach l'a recueilli, par le biais des six mille cavaliers mercenaires (frisons et wesphaliens) de Simon de Montfort qui emportèrent, après leur victoire sur Pierre Aragon en 1213, « un butin où foisonnaient les précieux manuscrits d'Occitanie, enrichis de pierreries et somptueusement orfévrés ».
Fairplay, P. B. Gheusi espère que « M. Otto Rahn retrouvera le squelette de Parsifal emmuré vivant dans l'avant-mur du donjon de Carcassonne »
