JAUCLIN a écrit :
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COMMUNICATIONS.
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M. A. Fages fait la communication suivante:
«Lors de l'excursion du 25 Juin 1905 à Rennes-le-Château, M. A. Fons,notre collègue, nous lit visiter un ossuaire qu'il avait découvert, en 1902, dans une de ses propriétés avoisinant le village. « Notre visite fut un peu courte ; à peine pûmes-nous, malgré l'intérêt qu'elle présentait, y consacrer quelques instants. Chacun émit une hypothèse pour expliquer cette accumulation de débris humains, la majorité des membres qui faisaient partie de cette excursion
y vit une sépulture du moyen âge. Les grandes luttes qui eurent lieu sous les murs de Rhedae à différentes époques pouvaient à la rigueur expliquer cette accumulation de cadavres humains. Comme les autres, nous acceptâmes momentanément cette explication, nous réservant de revoir cette localité ...
Bonjour à tous,
Avec cet extrait d'Antoine Fages sur les bulletins de la société d'études scientifiques de l'Aude, je ne vais pas vous parler de la stèle mais des trois ossuaires découverts aux alentours du village :
- Le premier ossuaire a été découvert à la Capelo, sur les pentes à proximité de la tour Magdala ...
- Le second ossuaire a été découvert sur les pentes Est du village, au-dessus de la route, à la sortie du grand virage, non loin du pigeonnier ou de la tour, à proximité du chemin qui descent vers Caderonne ...
- Le troisième ossuaire a été découvert lors des travaux d'élargissement de la route qui grimpe depuis Couiza vers RlC ...
- Il en existe un quatrième proche du col, sur la route qui va vers Jaffus ...
Ce sont les trois premiers qui m'intéressent car il existe entre eux des similitudes curieuses ...
Les corps sont toujours rangés dans une sorte de tranchée sur des dizaines de mètres de long ...
Ce détail permet de comprendre les circonstances de ces trois hécatombes ...
En fait, je pense que ces trois ossuaires datent de la même époque, à savoir de l'années 1361, lors de la destruction de Reddhas par les routiers du castillan Henri II de Trastamare (1334+1379), demi-frère de Pierre Ier de Castille le Cruel, auquel l'opposa la première guerre civile de Castille de 1351 à 1369. Henri de Trastamare prit la région et rasa la cité ...
J'avais lu, je ne sais plus où que ces routiers étaient des groupes de militaires français désoeuvrés qui composaient les grandes compagnies qui vivaient de pillages et de rapines, et que Duguesclin, pour débarrasser la France, les amena vendre leur services en Espagne... Après quelques péripéties historiques, ces mercenaires se mirent au service d'Henri de Tratamare qui les emmena guerroyer dans le Roussillon ...
Dans l'histoire du Languedoc de Vic et Vaissète, Il est dit que : " ... Les Espagnols, que le maréchal d'Audeneham avait amenés en Auvergne contre ces compagnies, étaient des Castillans s, qui étaient passés France avec Henri comte de Trastamare et Sanche son frère, fils naturels d'Alfonse VII, roi de Castille, qui pour éviter la persécution de Pierre le Cruel, roi de Castille, leur frère légitime, s'étaient réfugiés en deça des Pyrénées et étaient entrés à force ouverte dans la sénéchaussée de Carcassonne, vers le mois de Juillet de l'an1361, malgré Pierre de Voisins, seigneur de Rennes (De Reddis) qui s'était rendu dans le pays de Fenouilledes avec un corps de troupes, pour s'opposer à leur passage. Le
comte de Trastamare et ses Espagnols commirent d'abord dans la province autant de désordres que les compagnies mais ce comte offrit ensuite ses services au maréchal d'Audencham, qui les accepta, et ils vinrent ensemble à Montpellier au mois de au mois de Septembre suivant et y demeurèrent trois jours.
Ce maréchal et le comte de Trastamare conclurent ensemble un traité à Clermont en Auvergne le 23. de Juillet de l'an 1362, avec les chefs des compagnies qui s'engagèrent de sortir du royaume dans l'espace de six semaines, sous la conduite de ce comte qui avait dessein de les emmener en Espagne, pour s'en servir à faire la guerre au roi de
Castille son frère. Le comte de Trastamare s'étant ensuite rendu à Paris, y conclut un traité le 13 d'Août suivant avec le roi, pour amener les compagnies hors du royaume.
Entr'autres articles, le roi promit de lui assigner et à Sanche son frère, dix mille livres de rente en fonds de terre, dont ils s'engagerent de lui faire hommage. Le roi fit en effet assigner à ce comte au mois de Mars de l'année suivante, par l'évêque de Meaux, le maréchal d'Audeneham et le sénéchal de Beaucaire, pour cette rente, la baronie de Cessenon et ses dépendances dans la sénéchaussée de Carcassonne.
Les trois sénéchaussées de la Languedoc donnèrent cent mille florins d'or aux compagnies, et cinquante-trois mille au comte de Trastamare et à ses Espagnols, pour les engager à sortir du pays et du royaume, qu'ils désoloient également les uns les autres ; car ces derniers commirent entr'autres de grands ravages dans le Minervois. Pour acquiter la premiere de ces sommes, dont les maillages d'Auvergne et de Mâcon payèrent leur part, on imposa un subside dans la province, d'un florin d'or par feu dans les villes murées, et d'un demi florin à la campagne. On leva de plus quatre gros par feu pour payer la somme promise aux Espagnols ..."
Nous pouvons en déduire que Pierre de Voisins, seigneur de Rennes (De Reddis) qui, voulant empêcher l'envahissement du Languedoc par les routiers Espagnols, s'était rendu dans le pays de Fenouilledes avec un corps de troupes, pour s'opposer à leur passage ... Pierre de Voisins et ses soldats furent battus et contraint de sonner la retraite en se repliant sur Rennes, poursuivis par les Routiers d'Henry de Tratamare qui assiégeairent et massacrèrent toute la population de la cité de Reddis ...
Ecoutons maintenant Louis Fédié et à sa suite les abbés Mazières et de Monts, qui rapportent qu’en 1361, Henri de Trastamare ayant fui vers la France, mit en 1361 le siège devant la cité avec ses routiers aragonais qui incendièrent « un grand couvent fortifié qui était presqu’à l’entrée de la ville, du côté du levant, à la Foun de l’Aoussi, les ruines étant encore visibles à la fin du XVIIIe siècle. » Faisant sauter la poudrière de La Salasse, ils auraient « ouvert une brèche dans les murs de la ville et rasé les fortifications, seul le manoir seigneurial et quelques habitations échappant à ce désastre ».
La cité comprenant alors deux églises, l’une dédiée à sainte Marie- Madeleine, l’autre à saint Pierre, Henri de Trastamare aurait détruit cette dernière, précisément dédiée au saint patron du seigneur du lieu, Pierre III de Voisins, de la lignée du lieutenant de Simon de Montfort ...
En fait, toute la cité a été détruite et les fortifications furent démolies ...
Le château comtal qui a été détruit n'est pas l'actuel château des Hautpoul, mais l'ancien château wisigoth qui s'élevait sur le domaine actuel de l'abbé Saunière et dont l'église actuelle était alors la chapelle comtale qui fut préservée du fait de son caractère religieux d'édifice consacré ...
L'actuel château fut construit au XIVème à la suite de la destruction de la cité et du château comtal, avec les pierres provenant des ruines du château précédant qui servi de carrière ...
Lors de la prise de la cité par les routiers d'Henri de Trastamare, la population tenta de fuir le village assiégé par les souterrains défensifs, mais ils furent tous rattrapés et passés au fil de l'épée ...
Pour éviter toute épidémie, et pour éviter de creuser autant de tombes et de fausses communes, on s'empressa d'ensevelir les centaines de cadavres dans les anciens souterrains éventrés, autour du village, d'ou ces trois ossuaires très particuliers avec ces alignements de squelettes ...
Cet évènement de la destruction totale de Rennes (Reddis) est tout simplement un châtiment divin contre le seigneur Pierre de Voisins qui n'avait pas tenu les promesses de son grand-père vis à vis de la Papauté d'Avignon et vis-à-vis de l'Ordre du Temple, avec les deux affaires de fausses monnaie de morabotins fondus :
- La première affaire de fausse monnaie se déroula dès la chute de l'Ordre du Temple, en janvier 1308, avec Othon d'Or, qui dû intervenir au Bézu pour le compte de comte de Foix auquel le Bézu avait été rattaché par l'allégeance de l'ancien du Seigneur du Bézu, Bernard Sesmon, lors de la croisade et après la chute de Trencavel ...
- La seconde affaire de fausse monnaie se déroula en 1340-44 et se solda par l'intervention et l'envoi de la lettre de rémission du Pape Benoît XII au Roi de France en campagne dans les Flandres ...
Donc, il faut maintenant toujours tirer les leçons du passé car il n'y a rien de nouveau sous le Soleil et Dieu reste le Maître suprême de toutes choses ...
Mon conseil aux blasphémateurs est pour eux d'éviter de continuez à dire et à écrire n'importe quoi sur Dieu et sur Son Eglise car nous risquons prochainement de voir le Ciel nous tomber sur la tête ...
Par nos péchés, nos transgressions, nos abominations, nos crimes contre la Création et contre l'humanité, nos attirons sur nos têtes une révolte de toute la Création par une multiplication soudaine et une succession de dérèglements climatiques, géologiques, cosmiques, politiques, sociaux sans précédents ...
Il ne nous reste que la prière pour solliciter une intervention divine car aucune entreprise hamaine ne pourra venir à bout de ce déchainement actuel ...
Nous sommes déjà en guerre et il y aura des hécatombes comme se fut le cas à Rennes (Reddes) où, comme dans l'Ancien Testament, Dieu laissera venir sur nous un exterminateur tel qu'il y en a eu tout au long de l'Histoire du Monde ...
L'homme a reçu le plus beau des cadeaux : LA LIBERTE ...
Mais si l'homme abuse de cette liberté sans aucun respect du décalogue, l'affaire se termine toujours mal pour l'homme .
Meilleures pensées
Hercule