Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
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- Virgile
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Ce n'est pas ce trésor que je vise Aronnax. Mais l'indication de Léa est réconfortante et son expérience enrichissante.
- Virgile
- Spécialiste RLC
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Argumenter contre quelle hypothèse au juste ? Contre le fait que Saunière n'a pas trouvé la moitié de la bibliothèque Palatine ou l'Arche d'Alliance sous son église ?
- grominet
- Spécialiste RLC
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonsoir à tous
J’ai noté, au passage, que la famille Cauneille faisait partie du lot.
Un de ses membres, proscrit, à eu le courage de venir à plusieurs reprises dans le secteur pendant la Révolution.
Il aidera l’équipe de Labouisse Rochefort pour accroître leurs trouvailles , certaines remises à de Fleury.
J’ai noté, au passage, que la famille Cauneille faisait partie du lot.
Un de ses membres, proscrit, à eu le courage de venir à plusieurs reprises dans le secteur pendant la Révolution.
Il aidera l’équipe de Labouisse Rochefort pour accroître leurs trouvailles , certaines remises à de Fleury.
- crétin premier
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Salut François et tous les z'ots...
Oui, Saunière n'a pas été sympa de refuser de partager avec les petits copains et tout le scénario tient bien la route mais...
Oui, il y a un mais... Un gros MAIS...
Car toute l'affaire part du principe que Bigou aurait transmis aux Dalbies le "secret" de l'existence d'un trésor... Quoi de plus normal qu'un gentil tonton refile un bon tuyau à ses petits neveux...
Sauf qu'il n'est pas impossible que le comportement des frangins Dalbies ne soit pas du goût du tonton en question qui les aurait délibérément "enfumé" au profit de la vieille demoiselle qui désirait vendre sa ruine au meilleur prix...
Là commence le grand jeu de dupes qui sera troublé par la découverte fortuite (ou pas) du magot de Saunière dans son église... La fiction devenait (presque) réalité, amplifiée par Saunière qui exagère grandement sa découverte pour enfumer à son tour les "vautours"... La suite est digne d'une comédie de boulevard avec gros mensonges, portes qui claquent et cocus qui se vengent comme ils peuvent...
Oui, Saunière n'a pas été sympa de refuser de partager avec les petits copains et tout le scénario tient bien la route mais...
Oui, il y a un mais... Un gros MAIS...
Car toute l'affaire part du principe que Bigou aurait transmis aux Dalbies le "secret" de l'existence d'un trésor... Quoi de plus normal qu'un gentil tonton refile un bon tuyau à ses petits neveux...
Sauf qu'il n'est pas impossible que le comportement des frangins Dalbies ne soit pas du goût du tonton en question qui les aurait délibérément "enfumé" au profit de la vieille demoiselle qui désirait vendre sa ruine au meilleur prix...
Là commence le grand jeu de dupes qui sera troublé par la découverte fortuite (ou pas) du magot de Saunière dans son église... La fiction devenait (presque) réalité, amplifiée par Saunière qui exagère grandement sa découverte pour enfumer à son tour les "vautours"... La suite est digne d'une comédie de boulevard avec gros mensonges, portes qui claquent et cocus qui se vengent comme ils peuvent...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
- Virgile
- Spécialiste RLC
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- Enregistré le : 31 juil. 2020, 16:07
Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Salut Aronnax,
en fait j'ai pas à trouver logique ou pas que des mecs (neveux de Bigou ou autre) de Rabouillet s'intéressent au château de Rlc, puisque pour moi ça ne se passe ni à Rabouillet, ni Rlc. Et je me souviens très bien que BS a été au Clat et n'y est resté que 2/3 ans, puisque c'est pour moi justement là-bas qu'il a pu faire main basse sur ce qui fera de lui un homme riche. Il n'y a pas qu'une seule histoire de trésor dans le pays de Sault/Fenouillèdes, et il y en a un qui concerne directement la cure du Clat et pas Rabouillet ou Sournia ou même les deux Rennes.
- Virgile
- Spécialiste RLC
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- Enregistré le : 31 juil. 2020, 16:07
Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Il retrouve un trésor à Rennes-le-Château ? Tu veux parler de celui que trouvent par "le plus grand des hasards" ses ouvriers sous une dalle où il n'y a que des ossements (
) et qui est constitué d'une "oule" pleine de médailles qui brillent, ou du gigantesque trésor que l'évêque d'Alet s'est empressé d'aller planquer dans les souterrains de l'église de Rennes-le-Château parce qu'il avait déjà trop de choses à emmener, mais qui sont aujourd'hui, bien malheureusement effondrés ? 
- léa rosi
- chercheur
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonjour,
Dans la mythologie des 2 Rennes, un élément fondateur réside dans le récit d'Auguste de Labouisse-Rochefort « Voyage à Rennes-les-Bains » paru tardivement en 1832 mais qu'il a commencé à rédiger au début des années 1800. Son ouvrage recèle nombre de références à notre histoire :
- un immense trésor à Blanchefort (p 469) :
« Où le diable garde depuis longtemps un immense trésor. Les gens du pays croient qu'il se compose positivement, de dix-neuf millions et demi, en or »,
- le diable et procès (p 469-470) :
« Le fâcheux de cette affaire, fut que Monsieur De Fleury, Seigneur alors du village de Montferrand, de celui des Bains, de celui de Rennes, ainsi que des ruines de Blanchefort voulut leur intenter un procès pour avoir essayer de violer ses propriétés... »,
- le trésor du temple d'Apollon pillé par les Volques-Tectosages (p51),
- la grotte et le tombeau (p471-472),
- le cercle de Mme d'Hautpoul ,
- Mr de Fleury de Blanchefort qui fut un des souscripteurs de son livre (p 669).
Lors de ses différents séjours à RlB, Labouisse-Rochefort logeait, comme il l'indique, à l'auberge Tiffou où il put rencontrer en 1803 « le curé proscrit » François-Pierre Cauneille. En effet, ce dernier y demeurait à l'année depuis 1800 puisque le presbytère avait été vendu et faute de logement disponible sur la commune (affaires communales du 13 avril 1803-page 11).
Cela étant dit, j'aimerais m'arrêter sur un passage précis de l'ouvrage. Pour cela, il semble important de replacer le conteste de la venue de Labouisse-Rochefort à Rennes-les-Bains. Après avoir consulter des médecins de Toulouse pour des rhumatismes hérités de son passage dans la prison de Pamiers durant la terreur, il entreprend tel Don Quichotte, avec son fidèle serviteur Saint Jean, un long voyage à cheval parsemé de multiples étapes pour rejoindre la station thermale des Bains de Rennes.
Ses aventures chevaleresques vont l'amener, entre autres, à visiter une grotte :

Donc, Labouisse nous indique qu'il existe une petite grotte pittoresque sur les hauteurs de Rennes-les-Bains or la seule grotte connue et reconnue par la tradition locale se trouve être la grotte votive de la saponaire. De plus, il précise qu'elle se trouve par l'adverbe « près », marquant la proximité, du tombeau de Parapharagaramus, personnage qui fait un tour pendable à Sancho dans Don Quichotte.
En 1832, lors de la parution de son « voyage... », le lecteur retiendra qu'il y a, à Rennes-les-Bains, un trésor à Blanchefort gardé par le diable et une grotte proche d'un tombeau.
Dans la mythologie des 2 Rennes, un élément fondateur réside dans le récit d'Auguste de Labouisse-Rochefort « Voyage à Rennes-les-Bains » paru tardivement en 1832 mais qu'il a commencé à rédiger au début des années 1800. Son ouvrage recèle nombre de références à notre histoire :
- un immense trésor à Blanchefort (p 469) :
« Où le diable garde depuis longtemps un immense trésor. Les gens du pays croient qu'il se compose positivement, de dix-neuf millions et demi, en or »,
- le diable et procès (p 469-470) :
« Le fâcheux de cette affaire, fut que Monsieur De Fleury, Seigneur alors du village de Montferrand, de celui des Bains, de celui de Rennes, ainsi que des ruines de Blanchefort voulut leur intenter un procès pour avoir essayer de violer ses propriétés... »,
- le trésor du temple d'Apollon pillé par les Volques-Tectosages (p51),
- la grotte et le tombeau (p471-472),
- le cercle de Mme d'Hautpoul ,
- Mr de Fleury de Blanchefort qui fut un des souscripteurs de son livre (p 669).
Lors de ses différents séjours à RlB, Labouisse-Rochefort logeait, comme il l'indique, à l'auberge Tiffou où il put rencontrer en 1803 « le curé proscrit » François-Pierre Cauneille. En effet, ce dernier y demeurait à l'année depuis 1800 puisque le presbytère avait été vendu et faute de logement disponible sur la commune (affaires communales du 13 avril 1803-page 11).
Cela étant dit, j'aimerais m'arrêter sur un passage précis de l'ouvrage. Pour cela, il semble important de replacer le conteste de la venue de Labouisse-Rochefort à Rennes-les-Bains. Après avoir consulter des médecins de Toulouse pour des rhumatismes hérités de son passage dans la prison de Pamiers durant la terreur, il entreprend tel Don Quichotte, avec son fidèle serviteur Saint Jean, un long voyage à cheval parsemé de multiples étapes pour rejoindre la station thermale des Bains de Rennes.
Ses aventures chevaleresques vont l'amener, entre autres, à visiter une grotte :

Donc, Labouisse nous indique qu'il existe une petite grotte pittoresque sur les hauteurs de Rennes-les-Bains or la seule grotte connue et reconnue par la tradition locale se trouve être la grotte votive de la saponaire. De plus, il précise qu'elle se trouve par l'adverbe « près », marquant la proximité, du tombeau de Parapharagaramus, personnage qui fait un tour pendable à Sancho dans Don Quichotte.
En 1832, lors de la parution de son « voyage... », le lecteur retiendra qu'il y a, à Rennes-les-Bains, un trésor à Blanchefort gardé par le diable et une grotte proche d'un tombeau.
- crétin premier
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonjour Léa et tous les z'ots...
Le plus intéressant me semble la reprise de ce nom bizarre "Parapharagaramus" qui semble être un mélange de grec et de latin...
"Para" signifiant "préparer" mais aussi "contre", les latinistes me corrigeront...
"Phara" pourrait provenir de "Pharos", la lumière grecque...
"Garamus" signifiant "nous attendons", nous pouvons en déduire que "Parapharagaramus" désigne quelqu'un qui s'oppose ou se prépare à l'arrivée de la lumière...
Serait-ce cette lumière ou flambeau qui a ébloui Boudet ???
Le plus intéressant me semble la reprise de ce nom bizarre "Parapharagaramus" qui semble être un mélange de grec et de latin...
"Para" signifiant "préparer" mais aussi "contre", les latinistes me corrigeront...
"Phara" pourrait provenir de "Pharos", la lumière grecque...
"Garamus" signifiant "nous attendons", nous pouvons en déduire que "Parapharagaramus" désigne quelqu'un qui s'oppose ou se prépare à l'arrivée de la lumière...
Serait-ce cette lumière ou flambeau qui a ébloui Boudet ???
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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P.Silvain
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
para = à côté
- grominet
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonjour,léa rosi a écrit : ↑17 août 2025, 16:35 Dans la mythologie des 2 Rennes, un élément fondateur réside dans le récit d'Auguste de Labouisse-Rochefort « Voyage à Rennes-les-Bains » paru tardivement en 1832 mais qu'il a commencé à rédiger au début des années 1800. Son ouvrage recèle nombre de références à notre histoire ...
Absolument et c'est la preuve que les prédécesseurs de l'abbé Boudet étaient parfaitement au courant des lieux où les chercheurs pouvaient trouver. Le prêtre "proscrit" n'envoyait pas les "académiciens du Bugarach" n'importe où et leurs virées ont permis à de Fleury d'ajouter quelques pièces à son musée. Académiciens plaisantins et "ventés", certes, et prêts à jouer les Don Quichotte mais sachant parfaitement que le combat annoncé avec le diable était, en fait, une superbe arnaque.
Le "proscrit" a-t-il tout indiqué ? Non, vraisemblablement, car sa présence locale pendant la Révolution lui a certes permis de célébrer des messes mais aussi, pourquoi pas ?, de surveiller d'éventuels dépôts laissés par ceux dont la fortune était directement menacée. (le cas s'était déjà produit localement au début du XIVe siècle). Le "proscrit", malheureusement, décède en 1804 (sauf erreur).
Boudet aurait travesti la présence de dépôts liés aux divinités des sources. Ces dernières sont appelées "sorcières", 'Breychos" plus exactement mais notre abbé savait que du côté du Par...egot une nécropole était possible les fées devenant "Mitounes". Il joue également avec "Fangallots" pouvant se comprendre, en latin, comme "FANum GALLOrum", le temple des Celtes.
Personnellement je suppose que le passage de cultes liés à des divinités féminines au culte marial lui aurait fourni une excellente opportunité.
- crétin premier
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Salut Grominet et tous les z'ots...
Parapharagaramus étant déjà connu pour ses mauvais tours il est possible que Labouisse Rochefort utilise ce nom pour avertir le lecteur qu'il va se faire berner... On retombe dans les légendes des Mitounes ou des Basajaunak qui peuvent couvrir de bienfaits les âmes pures mais aussi jouer les tours les plus pendables aux pauvres diables qui les croisent au mauvais moment...
En posant la question "était-ce celle de l'enchanteur Merlin?" Il s'interroge sur la réalité de ce qu'il nous narre... Est-ce la "vérité vraie" ou une illusion qui lui semble réelle ??? De fait, il reprend le questionnement de Cervantès sur la réalité des choses... Point de vue hautement hérétique puisqu'il remet en cause la vérité de la création divine en la subordonnant à la fantaisie de la perception humaine...
Parapharagaramus étant déjà connu pour ses mauvais tours il est possible que Labouisse Rochefort utilise ce nom pour avertir le lecteur qu'il va se faire berner... On retombe dans les légendes des Mitounes ou des Basajaunak qui peuvent couvrir de bienfaits les âmes pures mais aussi jouer les tours les plus pendables aux pauvres diables qui les croisent au mauvais moment...
En posant la question "était-ce celle de l'enchanteur Merlin?" Il s'interroge sur la réalité de ce qu'il nous narre... Est-ce la "vérité vraie" ou une illusion qui lui semble réelle ??? De fait, il reprend le questionnement de Cervantès sur la réalité des choses... Point de vue hautement hérétique puisqu'il remet en cause la vérité de la création divine en la subordonnant à la fantaisie de la perception humaine...
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- heron
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
L'île au trésor...

Il y a un peu plus de 10 ans, à l'entrée de Rennes-les-Bains, près de la station d'épuration, j'ai vu, un matin, deux hommes et une femme en combinaison de plongée et munis de palmes dans la Sals qui, à ma vue, se sont empressés de se cacher. Leur présence en ce lieu a suscité ma curiosité. Voyant cela, j'ai décidé de remonter le cours d'eau, à pied, de son embouchure avec le Rialsés jusqu'au pont. Le lit de la rivière était régulier avec un débit très faible qui allait jusqu'aux genoux. Le débit devînt plus fort quand j'arrivai à la hauteur de l'île où la Sals dessine un coude de grande profondeur à tel point que j'ai du nager avec mon sac à dos au dessus de la tête. Les ruisseaux de Fabiès, Roko Négro et Blanchefort convergent en ce point précis. Cet îlot recouvert de joncs est ancien puisqu'il figure sur la carte d'état major. Depuis des décennies, les crues successives ne l'ont pas érodé.

Boudet, page 222, décrit une configuration similaire au sujet de Couiza : « Son adresse était bientôt mise à l'épreuve en arrivant à Couiza dans le coude formé par la rivière... ce coude offre en effet une véritable ressemblance avec une petite baie ; il se trouve en amont du pont de Couiza. Les sables amoncelés par la Sals... ont dû être la cause de cette disposition particulière du cours de la rivière. »
- crétin premier
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Salut Héron...
"En amont du pont menant à la gare"...
Cette "gare" est peut-être en rapport avec la voie ferrée descendant de la mine du Bazel... Les déblais pouvaient être déversés sur la berge afin qu'ils soient emportés par les crues...
Mais cela devait se passer en amont du pont et donc dans l'autre coude...
"En amont du pont menant à la gare"...
Cette "gare" est peut-être en rapport avec la voie ferrée descendant de la mine du Bazel... Les déblais pouvaient être déversés sur la berge afin qu'ils soient emportés par les crues...
Mais cela devait se passer en amont du pont et donc dans l'autre coude...
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
- léa rosi
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Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonsoir,
Au sujet de Pierre Delmas, il est bon de rappeler qu'il était le fils d'Augustin Delmas, ancien meunier devenu boulanger et d'Angélique Cauneille, sœur de François Cauneille, curé « proscrit » cité par Labouisse-Rochefort, dont le mariage fut célébré en 1786 à RlB en présence d'Antoine Bigou.
Il est donc devenu maire des Bains de 1852 à 1861 tandis que son frère Henri a pris la relève, après avoir été vicaire, de son autre oncle Dominique Cauneille (frère de François, curé de RlB mort en 1804) comme curé de Campagne-les-Bains où il restera 34 ans. Dominique Cauneille décédera le 14 juin 1834. Si Henri Delmas a contribué à la restauration de l'église Saint-Sébastien de Campagne, son frère Pierre lancera maints projets dans la commune des Bains : création de la place publique connue encore aujourd'hui sous le nom de « Place des 2 Rennes », de l'installation des 3 calvaires (entrée du village, lavoir et porche de l'église) et aussi le projet d'un nouveau pont près des Bains forts sous l'impulsion d'Henri de Fleury. Pierre et Henri Delmas ont ainsi oeuvré chacun à leur manière au bien temporel et spirituel de leurs communes respectives.
Un autre point intéressant est à signaler au sujet des frères Delmas : le peintre J.B.B. Rouch a réalisé 2 toiles qui se trouvent aujourd'hui dans les églises de Campagne et de RlB.
A Campagne-les-Bains, il s'agit d'un tableau appelé « Marie, l'enfant et Jean-Baptiste » réalisé en 1838 pour son ami Gabalda (propriétaire des bains de Campagne).

A Rennes-les-Bains, il s'agit de la « Mater Dolorosa » surnommée « la piéta » ou « Christ au lièvre », peinte vers 1825 et léguée par testament rédigé en 1865 par Henri de Fleury (lui aussi propriétaire des bains qui entreprendra de grands travaux aux thermes avec l'édification de l'hôtel de la reine) à l'église de Rennes.
Deux toiles de Rouch qui se font écho de par le thème religieux et de par leur constitution avec un même décor de grotte et un arrière plan évocateur pour notre énigme.
Enfin, je voulais signaler la clarté (à la lueur de son chandelier à sept branches
) de la synthèse faite par Patrick Ferté dans son dernier ouvrage sur la résignation dite « resignatio in favorum » qui consistait à une permutation des bénéfices par des familles, telles que les Palauqui, Cauneille, Delmas, pour transmettre un bénéfice ecclésiastique d'oncle à neveu sur plusieurs générations.
Au sujet de Pierre Delmas, il est bon de rappeler qu'il était le fils d'Augustin Delmas, ancien meunier devenu boulanger et d'Angélique Cauneille, sœur de François Cauneille, curé « proscrit » cité par Labouisse-Rochefort, dont le mariage fut célébré en 1786 à RlB en présence d'Antoine Bigou.
Il est donc devenu maire des Bains de 1852 à 1861 tandis que son frère Henri a pris la relève, après avoir été vicaire, de son autre oncle Dominique Cauneille (frère de François, curé de RlB mort en 1804) comme curé de Campagne-les-Bains où il restera 34 ans. Dominique Cauneille décédera le 14 juin 1834. Si Henri Delmas a contribué à la restauration de l'église Saint-Sébastien de Campagne, son frère Pierre lancera maints projets dans la commune des Bains : création de la place publique connue encore aujourd'hui sous le nom de « Place des 2 Rennes », de l'installation des 3 calvaires (entrée du village, lavoir et porche de l'église) et aussi le projet d'un nouveau pont près des Bains forts sous l'impulsion d'Henri de Fleury. Pierre et Henri Delmas ont ainsi oeuvré chacun à leur manière au bien temporel et spirituel de leurs communes respectives.
Un autre point intéressant est à signaler au sujet des frères Delmas : le peintre J.B.B. Rouch a réalisé 2 toiles qui se trouvent aujourd'hui dans les églises de Campagne et de RlB.
A Campagne-les-Bains, il s'agit d'un tableau appelé « Marie, l'enfant et Jean-Baptiste » réalisé en 1838 pour son ami Gabalda (propriétaire des bains de Campagne).

A Rennes-les-Bains, il s'agit de la « Mater Dolorosa » surnommée « la piéta » ou « Christ au lièvre », peinte vers 1825 et léguée par testament rédigé en 1865 par Henri de Fleury (lui aussi propriétaire des bains qui entreprendra de grands travaux aux thermes avec l'édification de l'hôtel de la reine) à l'église de Rennes.
Deux toiles de Rouch qui se font écho de par le thème religieux et de par leur constitution avec un même décor de grotte et un arrière plan évocateur pour notre énigme.
Enfin, je voulais signaler la clarté (à la lueur de son chandelier à sept branches
- léa rosi
- chercheur
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- Enregistré le : 17 oct. 2017, 09:13
Re: Réflexions sur l'énigme de Rennes le Chateau
Bonjour,
En janvier 1834, Paul-Urbain de Fleury, alors âgé de 56 ans vient de se lancer dans un projet de taille : l'achat, acté par le Cadi (juge de paix et notaire), de la propriété Mestouffa en Algérie, dans le district de Beni-Khelil à une trentaine de kilomètres d'Alger jusqu'à la limite du territoire de Guérouaou (commune située dans la wilaya de Blida).

Quelle aventure pour cet occitan, propriétaire des thermes de RlB et ancien maire de la commune alors que cet achat intervient à peine 4 ans après le débarquement en Algérie du corps expéditionnaire français sur la presqu'île de Sidi Ferruch du 14 juin 1830 (c'est le marin Frédéric Sion qui planta le premier drapeau français sur la terre Algérienne, cela ne s'invente pas!).
Paul-Urbain rêvait-il de nouveaux horizons avec sa famille ? Voulait-il embarquer, tel Clovis Dardentor, industriel fortuné, sur le navire du capitaine Bugarach, pour toucher des terres pleines de promesses en devenir ?
Malheureusement, l'aventurier Paul-Urbain décédera deux ans plus tard... En 1847, treize ans après sa mort, une procédure en contentieux est toujours d'actualité après qu'un négociant d'Alger, Claude Jullian, eut contesté la propriété du bien à la famille Fleury.
Ironie du sort, le Général Alphonse d'Hautpoul-Félines (cousin de Paul-Urbain), qui a occupé maintes fonctions dont celle de député de l'Aude, fut nommé Gouverneur d'Algérie en 1850... c'est sûr, celui-ci débarqua au « Port aux poules » !
En janvier 1834, Paul-Urbain de Fleury, alors âgé de 56 ans vient de se lancer dans un projet de taille : l'achat, acté par le Cadi (juge de paix et notaire), de la propriété Mestouffa en Algérie, dans le district de Beni-Khelil à une trentaine de kilomètres d'Alger jusqu'à la limite du territoire de Guérouaou (commune située dans la wilaya de Blida).

Quelle aventure pour cet occitan, propriétaire des thermes de RlB et ancien maire de la commune alors que cet achat intervient à peine 4 ans après le débarquement en Algérie du corps expéditionnaire français sur la presqu'île de Sidi Ferruch du 14 juin 1830 (c'est le marin Frédéric Sion qui planta le premier drapeau français sur la terre Algérienne, cela ne s'invente pas!).
Paul-Urbain rêvait-il de nouveaux horizons avec sa famille ? Voulait-il embarquer, tel Clovis Dardentor, industriel fortuné, sur le navire du capitaine Bugarach, pour toucher des terres pleines de promesses en devenir ?
Malheureusement, l'aventurier Paul-Urbain décédera deux ans plus tard... En 1847, treize ans après sa mort, une procédure en contentieux est toujours d'actualité après qu'un négociant d'Alger, Claude Jullian, eut contesté la propriété du bien à la famille Fleury.
Ironie du sort, le Général Alphonse d'Hautpoul-Félines (cousin de Paul-Urbain), qui a occupé maintes fonctions dont celle de député de l'Aude, fut nommé Gouverneur d'Algérie en 1850... c'est sûr, celui-ci débarqua au « Port aux poules » !