Salut Aronnax, bonjour à tous
Bien vu la mitre !
Ce passage nécessiterait quelques pages de développement, aussi laisserai-je de côté l'imagerie de l'Ermite des jeux de tarots dans ses rapports avec la "lumière".
Eh non, ce n'est pas la tradition locale qui explique la présence du transi dans la chapelle Saint-Clair, et a contrario on comprend très bien pourquoi Dorival (poète au nom prédestiné ) a produit ce "vers singulier"!
"donner vie aux morts, et aux aveugles lumière", dans ce contexte l'expression devient une allusion fulcanellienne, en effet, par la disposition de ses mains, le gisant " fait signe ". Celui de "la permutation des formes par la lumière" (Demeures Phi)
Fulcanelli :
C’est là le grand symbole de la lumière manifestée3, que l’on indique par la lettre grecque x (khi), initiale de mots, Χονε, Χρυσοσ et Χρονοσ, le creuset, l’or et le temps, triple inconnue du Grand Œuvre. La croix de Saint-André (Χιασµα), qui a la forme de notre X français, est l’hiéroglyphe, réduit à sa plus simple expression, des radiations lumineuses et divergentes émanées d’un foyer unique. Elle apparaît donc comme le graphique de l’étincelle. On en peut multiplier le rayonnement, il est impossible de le simplifier davantage.
(note)
Le symbole de la lumière se retrouve dans l’organe visuel de l’homme, fenêtre de l’âme ouverte sur la nature. C’est le croisement en x des bandelettes et des nerfs optiques que les anatomistes nomment chiasma (du grec Χιασµα, disposition en croix, racine Χιαζο croiser en X). L’entre-croisement qu’offrent les chaises paillées leur a fait donner, dans le dialecte picard, le nom de Cayelles (Χ(α)−ιειλε, rayon de lumière.
(pages 63 et suivantes)
https://www.venerabilisopus.org/fr/livr ... phales.pdf
Dorival n'a pas "dit" le vers singulier, et pourtant il l'a écrit !
B. C. N. U






