Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

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grominet
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par grominet »

crétin premier a écrit : 10 mars 2026, 17:21 Alors pourquoi dans le Razès plutôt qu'ailleurs ???
C'est effectivement, je pense, l'excellente question.
Anne Brenon, par exemple, constate que, localement, le "terreau" local est riche en "hérésies" (foisonne en pensées non figées ?).
Pour ce qui est du non figé, Boudet s'en donne à cœur joie. Tente t-il de les ramener à une source supposée commune ?
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léa rosi
chercheur
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par léa rosi »

Bonsoir, :wub:
S'il est vrai que Pierre Plantard a sorti du placard « La Vraie Langue Celtique » en y accolant une préface affabulatrice, suivie de près de celle du romancier Gérard de Sède (1978) aux grandes heures de leur brouille, on doit aussi prendre en compte que l'ouvrage de l'abbé Boudet était encore suffisamment dans les mémoires des érudits locaux pour figurer dans une étude réalisée par le Docteur Astruc intitulée «  Cromlech géant de Rennes au champ de courses de Carnac » et communiquée lors d'une séance du 4 mars 1957 de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne sous la Présidence de R. Descadeillas, soit bien avant l'arrivée du trio Plantard-de Cherisey-de Sède.
Malheureusement, cette communication ne fut pas retenue pour l'édition comme d'autres, faute de moyens financiers.
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Bien qu'on pense avoir retracé la vie propre de cet ouvrage édité par l'imprimerie François Pomiès en 1886, à compte d'auteur, en tirage limité, en vente chez le libraire Bonnafous de Carcassonne mais aussi vendu aux curistes ou donné par l'abbé lui-même, il y a une portée qui est restée ignorée jusqu'à présent.
« La Vraie Langue Celtique », écrite dans une petite station balnéaire audoise par un curé local, a fait le grand voyage jusqu'à la capitale. En effet, en 1900, l'éditeur Emile Lechevalier a assuré la diffusion et la vente de ce livre, si particulier, dans sa librairie sise au 39 quai des grands augustins à Paris 6ème, comme le montre cet extrait de « Bibliographie Française » de 1900, page 90 :
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L'éditeur E. Lechevalier était connu pour publier et distribuer des ouvrages savants destinés aux érudits parisiens, aux sociétés savantes, ayant pour thèmes le folkore, les traditions populaires, l'archéologie... Sa librairie était active de par son emplacement stratégique sur la rive gauche de la Seine, en face de l'île de la Cité et de Notre-Dame, proche de nombreux hôtels particuliers, d'imprimeurs et marchands d'estampes.

Outre ce fait, il est intéressant de noter que ce libraire-éditeur spécialisé a vendu l'ouvrage d'Henri Boudet alors que celui-ci était encore vivant et cela signifie de plus qu'en signant son contrat d'édition avec l'imprimerie Pomiès de Carcassonne, il savait qu'il signait aussi pour la possibilité d'une diffusion plus vaste et d'une destinée toute parisienne pour son livre.

Telle la Seine, « La Vraie Langue Celtique » a fait et continue à faire couler beaucoup d'encre.
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Thierry Espalion
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par Thierry Espalion »

Bonsoir Léa,
Je m'apprêtais justement à évoquer la préface de Gérard de Sède dont personne ne parle jamais. C'est à se demander si elle est connue, dans le milieu de la recherche castelrennaise.
Cette réédition de La vraie langue celtique préfacée par Gérard de Sède est, me semble-t-il, antérieure à celle de Plantard.

S'il n'y a pas d'erreur dans mes notes, la préface de Gérard de Sède est antérieure à ''début juin 1978'', date d'impression de cet ouvrage édité par Les demeures philosophales. Alors que Plantard indique le 24 juin 1978 en fin de sa préface. En réalité, la réédition de Belfond aurait été publiée en novembre 1978, soit plusieurs mois après celle de Gérard de Sède.
"A tous ces hommes ayant œuvré dans l'ombre afin de transmettre le flambeau"
Thierry Espalion
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Virgile
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par Virgile »

Bonsoir Léa,
finalement la distribution de LVLC est nationale ! Et curieusement, lorsqu'un archéologue amateur rencontre directement son auteur in situ au début du siècle, ce dernier oublie de lui parler de son livre pourtant plutôt en rapport avec sa passion. Mauvais feeling peut être, ou manque d'exemplaire sans doute !
:devil:
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Salut Virgile et tous les z'ots...
Pourquoi Boudet parlerait-il de son bouquin à un archéologue puisqu'il sait très bien qu'il n'a rien à voir avec l'archéologie ??? Je pense plutôt qu'il priait intérieurement pour que l'archéologue en question ne l'ait pas lu... :biggrin:
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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crétin premier
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Re: Boudet : La vraie langue Celtique et le Cromleck de RL

Message par crétin premier »

Bonjour à tous zé toutes...
Me revoilou au meilleur de ma forme après quelques jours de repos bien mérité...
D'humeur badine et enjouée je vais vous parler d'eau et de boisson alcoolisée à base de plante...
Quel pastis me direz vous !!! Et vous aurez tout faux... :tongue:
En effet, il ne s'agit pas de tout mélanger mais au contraire de compléter ces deux éléments qui semblent bien confirmer que Boudet utilise son cromleck comme une sorte d'horloge historique où les "ménirs" et autres roches pointues indiquent les époques et plus particulièrement les suites dynastiques alors que les "ménirs" couchés ou les sommets arasés marquent les discontinuités dans ces suites...
L'histoire des rois de France n'étant pas ma tasse de thé, je cherche actuellement comment caler tout ça en un système cohérent et irréfutable...
Que représente un "ménir" ??? Est-ce un roi ??? Est-ce une durée de règne ??? Tout cela demande des recherches fastidieuses (heureusement il y a Wikipédia) où le moindre détail peut se révéler décisif car permettant de faire correspondre un moment précis avec un point précis du cromleck...
Commençons par l'eau... RlB étant une station thermale, il est normal que Boudet s'épanche sur le sujet me direz vous... Mais notre brave curé semble faire une fixette sur le goût "fortement atramentaire" des eaux locales... Il va même jusqu'à indiquer que la Sals déverse ses eaux amères dans l'Aude... Est-ce simple exagération de sa part ??? Il suffit de chercher dans le bouquin toutes les occurrences concernant ce mot et ses dérivés (amer, amères, amertume...) et vous verrez qu'à chaque fois son utilisation est "bizarre"... Pour un prêtre imprégné de culture biblique, la notion d'eaux amères a une signification très précise que j'avais signalée il y a quelques années et liée à l'adultère...
Lorsque Boudet cite le passage de l'AT où les Juifs ne peuvent consommer l'eau "gâtée" d'une source et que cette eau dévient potable en y jetant une certaine branche, l'allusion est claire...
Je pense très fort que l'abbé veut parler des Capétiens (directs puis Valois et Bourbons) qui, par des unions répétées entre cousins plus ou moins proches étaient devenus "gâtés"... Il suffit de comparer la durée de vie des rois et surtout le nombre de "dauphins" morts avant d'accéder au trône pour s'en convaincre... Puis, soudainement, deux rois vivent très vieux comme si une branche différente était venue y remédier par un sang neuf...
Vient ensuite cette boisson à base de plantes brassée par les Allobroges ...
Page 174 nous avons la "traduction" de Chartres, Autricum, le lieu où se faisaient les achats et les ventes des avoines nouvelles... La similitude entre Autricum et Autriche est marquée par "rick" avec le K remplaçant le H comme dans cromleck...
Autriche fait référence à Anne d'Autriche, mère de Louis XIV qui aura vécu 77 ans...
Page 178 les Allobroges sont décrits comme des alcoolos distillant leur propre gnôle... Ces quelques lignes anodines nous renvoient aux frères Chartreux installés primitivement dans la grande Chartreuse et concoctant le délicieux nectar éponyme...
Alors pourquoi nous parler des Chartreux ???
Depuis la nuit des temps des prophéties sont apparues et les capétiens n'ont pas été épargnés... Tout a commencé par la prophétie de Saint Valery promettant à Hugues Capet que ses descendants règneraient jusqu'à la septième génération... Bof, la prophétie était un peu courte mais certains ont argués du fait que le chiffre 7 était signe d'éternité... Fastoche comme combine... Puis vint la prophétie d'Hugues d'Avalon, évêque de Lincoln, à propos d'Henri II (pas le notre, celui des angliches, mari d'Aliénor d'Aquitaine et accessoirement père de Richard 1er "cœur de lion")...
Ce Hugues d'Avalon (petit bled au nord de Grenoble) entra à la grande Chartreuse où il se forma avant que Henri II lui offre la place de prieur de la Chartreuse de Witham puis de devenir évêque de Lincoln et enfin canonisé... Bref, les Chartreux intéressaient Boudet pour une raison que j'ignore encore mais qui semble évidente à la toute fin du bouquin où on peut lire "la croix, victorieuse du paganisme, n'a pas discontinué de régner dans le cromleck..."... La devise des Chartreux est "la croix demeure tandis que le monde tourne"... L'emblème de la confrérie représente une sphère surmontée d'une croix et de sept étoiles...

N. B. Les Chartreux avaient le travail du fer pour principale source de revenus... Fabriquaient-ils des haches (ce qu'il faut croire) ???
Avant je doutais et je me posais des questions.
Maintenant que je sais je m'en pose encore plus...
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