L. O. Aronnax,
C'est bien pourquoi j'ai poussé un pion taquin... nommé B. S.
Je vois en effet... pas du tout les mêmes choses que vousEn effet, on se rend compte que, dès son origine, la structure du troisième degré de la Franc-Maçonnerie associe pleinement recherche et redressement du mort à la notion de secret. Cet élément étant, à mon sens, d’une importance primordiale puisque, en l’occurrence, c’est bien la quête d’un « secret » qui semble primer sur la perte de l’être cher.
Il semble bien que la recherche de ce secret, si important, est résolument associée à celle d’un tombeau. Un truc genre C+R+C, si vous voyez où je veux en venir.
Car, après tout, si l’on pousse plus loin l’analyse symbolique, la sépulture d’Hiram - ou de Noé - dans la tradition maçonnique ainsi que celle du tombeau de Christian Rosenkreutz pour celle des Rose-Croix, se résument globalement à la notion d’un secret irrémédiablement perdu avec la mort du Maître.Pas de tombeau à la CRC ou sédien (sinon dans un arrière-plan inconscient), hélas pas de Liber M
vous infirmez d'ailleurs votre propos :
Eh vouiQu’espèrent donc trouver les fils de Noé et les Maîtres Maçons près d’un cadavre ? Si celui de Christian Rosenkreutz est retrouvé en parfait état de conservation, « en odeur de sainteté » pourrions-nous dire car l’inaltérabilité de sa dépouille symbolise la cohésion du courant Rose-Croix et la permanence de son enseignement, il n’en est pas de même pour celui de Noé et d’Hiram, bien au contraire puisqu’ils sont corrompus jusqu’à l’os., pour une origine mythique de "mots de passe" dans des "catéchismes" ! Alors qu’avec le mythe R + C on évoque le Verbe comme "Parole Délaissée" (le "bon" Trévisan), avec la F. M. on cherche la Parole Perdue, fort heureusement il reste la moelle : [Marrow in this bone ] pour les zinitiés !
Vieux rituel pour la moderne F-M post 17 17 ! C'est un de ces "catéchismes" bricolés dès l'avènement réel (1721 ?) de cette F. M. d'obédiences Je sais que vous ne contesterez pas le point de vue argumenté de Roger Dachez sur ce « manuscrit » aussi vraisemblable que les sédiensComme je l’ai indiqué précédemment, c’est dans le Manuscrit Graham (1726) qu’est décrit pour la première fois la découverte du cadavre du « Maître » ainsi que son nécessaire relèvement. Dans ce doc’, le rôle du « mort » est tenu, dans le vénérable rituel, par le patriarche biblique Noé tandis que ses fils Sem, Cham et Japhet endossent celui de « cherchants ».
Hors, en réponse à la question rituélique : « Montrez que ceci appartient à la Tradition », le Graham énonce clairement : « Nous le possédons par tradition et aussi par référence à l’Écriture qui dit que Sem, Cham et Japhet eurent à se rendre sur la tombe de leur père Noé pour tenter d’y découvrir quelque chose à son sujet qui les guiderait jusqu’au puissant secret que détenait ce fameux prédicateur ». Ce vieux rituel maçonnique, que je pense d’inspiration Rose-Croix, associe donc d’emblée la découverte, puis la tentative de relèvement-résurrection du cadavre, à la connaissance d’un « secret ».:
Le document se présente d’abord comme un catéchisme, en beaucoup de points comparable à ceux connus en Angleterre pour les années 1724‑1725. Certaines des questions et des réponses qui y figurent se retrouvent en effet, presque textuellement, dans quelques-uns de ces textes, notamment dans un manuscrit de 1724, The Whole Institution of Masonry, et un document imprimé de 1725, The Whole Institutions of Free-Masons Opened. Ces similitudes sont importantes à souligner, car elles établissent que le Ms Graham n’est nullement un texte isolé et atypique, mais qu’il s’insère incontestablement dans un courant d’instructions maçonniques reconnues et diffusées en Angleterre à cette époque. On doit enfin particulièrement noter la tonalité chrétienne fortement affirmée des explications symboliques qui y sont proposées.
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