Sinon j'ai lu que tu pensais que le bulletin de la SESA provenait de la bibliothèque de Fatin . Je ne remets pas en cause ton opinion, mais peux-tu me dire où je peux trouver les arguments qui te font penser cela, je ne les connais pas, merci et bon week-end
1 - L'article de Crouquet écrit en 48 (je crois), dans cet article l'auteur dit qu'il rencontre Fatin et qu'il parle longuement avec lui (c'est le seul humain qu'il rencontre à Rennes le Château). Crouquet ne connait pas la région, la personne qui l'accompagne ne connait pas Rennes le Château (bien qu'il soit récemment installé à Quillan), dans son article il emploie plusieurs fois des expressions et des termes précis que l'on retrouve dans le relevé SESA pour décrire la région ou le panorama que l'on peut observer de RLC.
Crouquet : « par une route en lacet après avoir quitté Couiza et le vieux château des ducs de Joyeuses »
SESA : « admirant le château de Couiza ancienne demeure des ducs de Joyeuses »
Crouquet : « Ce manoir dont deux ou trois pièces sont encore habitables… »
SESA : « quelques pièces cependant sont encore habitables »
Crouquet : « Dans la vallée, quelques bourgades, disséminées et sur un piton rocheux, en face on distingue les ruines du château de Coustaussa… »
SESA : « plus loin le village de Fa… avec encore plus à droite, Coustaussa et son château en ruines »
Crouquet : « Flanquée d’un immense donjon (la Tour Magdala) où l’on peut découvrir l’un des plus beaux des panoramas de la région… »
SESA : « Tour de construction récente, nous allons admirer le beau panorama qui se déroule sous nos yeux… »
2 - On possède un article écrit par Fatin où il parle de la dalle des Chevaliers et où il donne plusieurs informations tirées de bulletins SESA.
L’article de l’Indépendant :
"On l’a (la dalle des chevaliers) découvrit là en 1885, quand les Missions de Narbonne firent restaurer l'église, enlevant les parvis mérovingiens et les piliers wisigothiques (dont une bien mauvaise copie a été faite cependant, car la taille est loin d'être de l'époque et cela se voit)
La Société d’études Scientifiques de l'Aude signala le bas-relief tout en jetant un cri d'alarme sur l'emplacement choisi pour le conserver. Mais ce cri d'alarme ne fut pas entendu."
« En 1953, maladroitement, des gens sans foi ni loi, la détruisirent sans doute en essayant de l'emporter pour la négocier.
Maintenant, la voici dans le musée de Carcassonne. »
Je rappelle que Marius Fatin lors de son arrivée à Rennes a pu découvrir le pilier wisigothique mais pas la dalle des Chevaliers qui fut emmenée au Musée lapidaire de Carcassonne en 1927… On explique mal l’affirmation selon laquelle en 1953 (donc après son arrivée au village) la dalle se trouvait encore à Rennes, détruite par des gens « sans foi, ni loi », d’autant qu’il affirme aussitôt qu’elle se trouve dans le musée de Carcassonne…
Voici maintenant les deux paragraphes de l’article SESA 1906 dans lesquels le rédacteur parle des deux vestiges évoqués par Fatin, la dalle de Chevaliers et le pilier Wisigothique :
"Cependant dans un petit jardin contigu à l'église un des nôtres a reconnu une dalle grossièrement sculptée ou plutôt gravée, un ancien vestige qui daterait du cinquième siècle: Il est regrettable que cette dalle serve de marche d'escalier et soit exposée dehors à toutes les intempéries."
Nous remarquons encore... un socle en pierre supportant une Vierge: ce socle très ancien et d'un beau travail a été retouché sou prétexte de donner à celui-ci plus de relief, et tout au contraire l'ouvrier a fait perdre à la sculpture toute note d'art et élevé le précieux de cette pièce antique"
Indiscutablement, Marius Fatin connait l’article mais plus encore que la description du Pilier « qui a été retouché » c’est le fait d’affirmer que la « Société d’études Scientifiques de l'Aude signala le bas-relief tout en jetant un cri d'alarme sur l'emplacement choisi pour le conserver.. »
Donc Fatin possédait sans doute chez lui des relevés et peut être des bulletins de la SESA...
3 - On sait à cause de l'épisode des trois anglais qui viennent se renseigner sur le château que Plantard a rencontré Fatin. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne)
Voilà pourquoi, je pense que c'est chez Fatin que PP a eu accès à ce relevé, qui pour moi est capital dans le montage de l'affaire, cette représentation de la stèle est pour moi l'interface entre l'affaire de Bérenger Saunière et le mystère de Rennes le Château.
Philemon