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La lecture des ouvrages de Ambelain prouve que celui-ci pratiquait cette « théurgie », mais d’où P. P. tenait-il cet enseignement ?
On peut douter fortement que des francs-maçons et des ésotéristes aient écrit dans la revue Vaincre, Robert Amadou avait reconnu n'être l'auteur que d'un seul article. Cependant le journal collaborationniste Le Pilori avait dénoncé Pierre Plantard (sous le nom de Sa Majesté druidique) et son ordre de chevaliers Alpha-Galates au motif qu’il était un refuge de francs-maçons.
Ce n'était peut-être pas complètement faux. Camille Savoire (1869-1951), une haute figure de la franc-maçonnerie, avait certainement écrit dans la revue Vaincre, au moins dans deux numéros (publiés sur la toile), et ses articles sont signés en qualité de C.B.C.S. (Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte) sous le nomen ésotérique : Eques a Fortitudine. Un extrait du Serpent Rouge va dans ce sens :
« Malédiction, je comprends la vérité, IL EST PASSÉ, mais lui aussi en faisant LE BIEN, ainsi que CELUI de la tombe fleurie ».
Or P. P. par l’intermédiaire de G. Zaepffel aurait connu (conditionnel) le docteur Savoire. Lui si irrévérencieux envers le monde profane, devait respecter les titres et grades de la F.M.(?), qui plus est, le docteur Camille Savoire était bien vivant en 1942. Dans le premier numéro de Vaincre daté du 21 octobre 1942, le docteur et Pierre de France se partagent la « une », et le symbole de la Croix du Sud empiète sur leurs deux textes. En première de couverture un écu français est présenté avec une croix dite « pattée alésée » entourée de sept étoiles. Au dessus et au dessous de l'écu, se lit l'expression « PAR CE SIGNE TU VAINCRAS ! ». Dans le numéro quatre le docteur Savoire exposait sa conception du « christianisme ésotérique ».
On apprend sur la Toile que le docteur est à l'origine du « réveil » en France du Régime Ecossais Rectifié. il était Grand Commandeur des Rites,
33e degré du Rite écossais ancien et accepté (R.E.A.A.) et fut armé Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte à Genève.
Genève. P. P. avait déposé les statuts du Prieuré à la sous- préfecture de Saint-Julien-en-Genevois, et certains apocryphes de la B. N. mentionnent la Grande Loge Suisse Alpina.
Camille Savoire après avoir créé le Grand Directoire des Gaules avait conclu un Traité d'alliance et d'amitié avec le Grand Prieuré d’Helvétie : les deux puissances maçonniques se reconnaissant pour « seules et uniques Puissances Souveraines du Régime Écossais Rectifié dans leurs pays respectifs », savoir : le Grand Directoire des Gaules pour la France et ses Colonies et le Grand Prieuré Indépendant d’Helvétie pour toute la Suisse. Le 3 septembre 1939, jour de la déclaration de la guerre, il mettait officiellement son Ordre en sommeil. Or, chose incroyable paraît-il dans les milieux maçonniques, le 15 décembre 1946 il déclare - à la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine) - « réveiller », non pas le Grand Directoire des Gaules, mais un Grand Prieuré des Gaules. Des commentateurs pensant probable que Camille Savoire a bénéficié de la phase de réorganisation de l'administration française.
En 1932, Le Grand Maître de l'Ordre Martiniste Traditionnel Augustin Chaboseau laissait sa fonction à Victor-Emile Michelet qui
"tient ses réunions au siège du Grand Prieuré des Gaules du docteur Camille Savoire. L'Ordre se manifeste quelquefois avec le groupe Tau... pendant cette période l'O. M. T est proche de la revue Atlantis. Victor-Emile Michelet préside le Banquet Platonicien que donne la revue en 1931, et Octave Béliard celui de l'année suivante. »
https://www.martiniste.org/le-martinism ... e-moderne/
Dans ce contexte - et seulement - le Prieuré de Sion ne peut-être qu’une émanation (virtuelle) du Grand Prieuré des Gaules, qui a pour symbole la croix pattée et pratique(rait) à l'intérieur de son Rite écossais les degrés de Chevalier du Temple et de Chevalier de Malte, le grade ultime de son Rite français étant Souverain Prince Rose-Croix !
A valider ou invalider !
