Merci Aronnax pour cette découverte « Gisors 1929 ». J'ai eu le privilège de me promener sur les terres du Vexin normand à la recherche du trésor des templiers et de fouiller les douves de la reine blanche de Neaufles, le site mégalithique de tri-château et de m'interroger sur les graffitis de la tour du prisonnier .
Il me semble important de replacer cette excursion de 1929 de membres d'Atlantis dans son contexte. Cela débute, selon moi, avec la parution du « Mystère des cathédrales » de Fulcanelli en 1926 qui va vivifier un renouveau de la science hermétique en ce début de siècle. Pour preuve, Paul Le Cour, en janvier 1927, annonce la sortie de l'ouvrage dans sa revue « Aesculape ».
Il est à noter que, trois mois avant cela, Paul Le Cour s'était rendu dans le Vexin picard, à tire d'aile de Gisors, chez le poète-laboureur Philéas Lebesgue, à la Neuville-Vault. Une lettre de ce dernier en témoigne :
« La Neuville-Vault par Savignies, le 7 octobre 1926,
Cher Monsieur Le Cour,
Votre bonne visite restera pour moi inoubliable. Elle marque une grande date de ma vie. Nos esprits fraternels se sont reconnus de la même famille mais là où votre vol s'élève fièrement, j'en suis encore à essayer timidement mes ailes. J'ai passé ma vie à me préparer de mon mieux pour recevoir la visitation divine et je sais que mes forces propres ne sont rien, si elles demeurent livrées à elles-mêmes. Ainsi, tout ce que j'ai pu apprendre du Grand Mystère n'est que d'intuition pure et je n'ai pas comme vous le sens inné des symboles... ».
L'impulsion est donnée... Dans un article paru dans la revue Atlantis (n°300, septembre-décembre 1978), Eugène Canseliet écrivait : « Voici bien ce qui m'apparaît tout spécialement remarquable, qu'Atlantis ait été fondé dans le même temps où paraissait, chez Jean Schemitt, Le Mystère des Cathédrales. Plus d'un demi-siècle a passé, et, mieux que jamais, aujourd'hui, demeuré-je persuadé que les deux événements ne furent fortuits en aucune façon ».
