Suite en fadaise.
Ici le langage est PREMIER. Dans "l'annexe 1 POINT DE VUE D'UN HERMÉTISTE" l'auteur ne nous présente finalement qu’un "archéologue en hermétisme", et ne pose ses questions qu'à un "hermétiste" : le sieur Plantard, dont il dira à propos de son premier contact avec lui (le bouquin aurait été écrit
entre octobre 1960 et Novembre 1961) : "
le sphinx habitait une villa tapie dans les arbres à un quart d'heure de voiture de Paris. Son aspect était à l'image de ses coups de téléphone : long et aiguisant la curiosité. ", double allusion à l’Égypte et à M. Leblanc.
Mais revenons à l'article et à
tous les termes employés concernant Lhomoy, on sursaute en apprenant qu'il mangeait du pain trouvé dans les déchets !
Et dans le bouquin De Sède affirme que c'est le démon taquin de la curiosité qui le fit embaucher pour son élevage de porcs. Or
l'aide porcher craint les cochons ! L'écrivain lui faisant la remarque, celui-ci rétorque : « seraient-ce les pourceaux de l’Évangile, il ne serait pas en peine de les conjurer », puis récite une formule d'exorcisme.- « Où diable », Roger, avez-vous été chercher ça ? Et l'autre de répondre qu'il a reçu les ordres mineurs, dont celui d'exorciste.
Et dans la suite du récit tous les qualificatifs et toutes les expressions qui lui sont attribués sont teintés de religiosité ou évoquent la folie :
- idée folle de trésor. Idée folle, donc. Et pourtant Lhomoy n'est pas fou.…
- sur la foi de quoi... La foi soulève les montagnes, dit l'Évangile. Pour l'ancien séminariste, ce ne fut pas une simple figure de rhétorique : elle lui permit de soulever des montagnes de terre.
- on pouvait voir la nuit sa lampe tel un feu follet.
- ses dons de sourcier. Ses talents de radiesthésiste.
- le jour où le touche la grâce de sa nouvelle vocation (de chercheur de trésor) il a un accident mais oublie son calvaire et poursuit sa quête infernale.
- les provinces du monde effrayant qu'avait taillé de ses mains l'ancien exorciste le jour qu'il avait cédé à son démon.
- enfin, quand il se réveille transfiguré par sa trouvaille et l'annonce aux autorités de Gisors, on le prendra pour un fou. On lui demandera s'il a rencontré Blaiseau l'Ardent, l'homme sans tête qui habite les dolmens et égare les voyageurs.*
Finalement :
- Une équipe de prisonniers allemands, sur ordre de la municipalité, rebouche en quelques heures le trou des milles et une nuits. Le sort de Roger, désormais, sera celui du héros de Hemingway qui pourchassa la vie durant un gros poisson et ne finit par pêcher qu’un squelette qui l’entraîna lentement vers la mort.
Appelez-moi Ismaël !
En conclusion (provisoire) je dirais que P. P. a toujours su s’entourer d'écrivains pour diffuser son message, qu'il transmettait lors d'entrevues, mais APRES que l'essentiel fut transmis sous la signature de De Sède. C'est évidemment
l'écriture surréaliste qui est l'emballage par excellence de ce type très particulier de message, et De Sède face à P. P. s'est retrouvé dans la même position que Breton face à Canseliet et Alleau, le chapitre "les barbiers de Midas" est on ne peut plus clair sur ce point.
C'est sans doute De Cherisey, mais il faudrait vérifier les dates pour Deloux, qui a réuni les deux
auteurs, on comprend la dédicace où de Sède remercie P.P. de lui avoir tant apporté.
On voit bien sur la vidéo avec Lhomoy que celui-ci ne fait que de la figuration ! pour un morceau de pain ?
On m’avait affirmé que c’est P. P. qui avait présenté not’ gars Roger à De Sède, les documents de Philémon apportent, sinon de l’eau au moulin, du moins du grain à moudre.
J'aurais aimé voir les têtes de nos héros quand ils apprirent en 1970 où se trouvait le trésor
https://books.openedition.org/editionsbnf/724?lang=fr