Salut Philémon,
Tu cites quelques faits en t’exprimant le plus souvent en termes de « croyances », pas de problème tu es romancier, mais que tu infirmes qu’il y ait un lien direct établi entre Gisors et Rennes est pour le moins déconcertant !
Aronnax s’est livré à un travail de bénédictin qu’il faut saluer ; parallèlement et en complément je dirais, un auteur nommé Michel Laflandre avait rédigé un excellent article en deux parties dans les N° 6 et 7 de Trésors Magazine en 1992 intitulé : « Gisors et Rennes-le-Château, deux affaires gigognes ? ».
On ne peut balayer ces études d’un revers de manche !
De mon point de vue cependant, ces études ne font que cerner, délimiter, l’objet, et c'est nécessaire, mais en aucun cas ne peuvent en rendre compte.
Et c’est là qu’il faut prendre les livres de De Sède au sérieux, notamment après avoir signalé à diverses reprises comment « lire » (déchiffrer) le texte qui irrigue ces « romans », il dit « finalement » dans un chapitre au titre éminemment alchimique « Les barbiers de Midas » (avec en exergue deux textes sur « l’art de lire »)
Ces « détenteurs successifs » sont bien ceux du même Prieuré qui sévissait à Gisors avec ses « instructions aux clercs », sous le patronage de la Dame Blanche aux mille noms et qui a vu les Blancs Manteaux devenir les Frères de la Rose. Et ce "puzzle" est bien celui signalé par les 13 roses aux 6 coins de la France, et tout cela sous couvert de romans lupiniens, car en sous-titre du chapitre « Les amants de la Reine Blanche » s’inscrit le Ad Lapidem… et c’est le seul sous-titre de chapitre.« … le langage commun n’est d’aucun secours, il lui (le découvreur ) faudra donc forger un autre langage […] c’est-à-dire, en fût-il ignorant, réinventer l’hermétisme. »
Et il poursuit : « cette singulière démarche de l’esprit pourrait bien avoir été celle des détenteurs successifs du secret de Rennes et leur avoir inspiré, de siècle en siècle, la construction d’un puzzle fantastique... »
Tu dis :
Mais visiblement tu n’as pas les moyens de te rendre compte si suite il y a... car il y a !« ce qu'il me faudrait (pour me convaincre) c'est que dans le livre les Templiers on annonce clairement qu'il y aura une suite à RLC et à Stenay... »
Le contenu de ces romans sort du même tonneau, car ils se lisent d’une unique façon comme des « Fables grecques et égyptiennes »… à condition d’avoir le Fil d’Ariane, la symbolique étant multidimensionnelle (araignée pour RLC, poulpe pour RlB, Ariane-Areigne fulcanellienne…), mais ils apparaissent (évidemment) aux lecteurs comme trois romans aux visées différentes.
La suite à RLC est bien annoncée clairement, il suffit de prendre la carte de la « France hermétique » de P. P pour constater que l’angle contenant la 13e rose gisortienne est juste en face de celui contenant la 6e où sont inscrites les 3 lettres ALB.
Le lecteur lambda lira Albi, mais tous les autres noms de ville sont complets, alors faute de typo ? Le lecteur plus averti aura souvenir de toutes les déclinaisons du mot « albus », blanc avec « albedunum ». dans L’Or de Rennes.
Mais il faut joindre l’utile à l’agréable, avec la dernière aventure d’Arsène Lupin : Victor de la Brigade Mondaine, car le chapitre X a pour titre Le dossier A.L.B.
il faut donc le lire pour savoir ce que recouvrent ces trois lettres (j’ai vérifié, il est en ligne).
En passant quand De Sède mentionne que le sphinx (P.P.) habitait une villa tapie dans les arbres, comment ne pas penser à cette villa d’Étretat nommée Le Sphinx louée à Maurice Leblanc avant qu’il ne l’achète et la rebaptise Le Clos Lupin.
Il peut paraître incroyable que des histoires de trésor avec parchemins (codés bien sur) dans des romans à la Maurice Leblanc puissent véhiculer des informations de « haute futaie », mais pourquoi ne pas suivre l’auteur « à la lettre » avec son mode d’emploi ? Mystère ! Le comble étant de chercher à faire de Leblanc un « initié ».