Virgile a écrit : ↑22 juil. 2022, 18:18
Etre et penser sont le même nous apprenait Parménide au Vème siècle avant JC, si je ressens c'est que je suis et si je suis c'est que je pense nécessairement (partout et toujours).
Salut Virgile,
Parménide a vraisemblablement été mal traduit où... c'est le drame de l'humanité qui se joue là !
Je remets sur le métier. Il est aisé de constater que lorsque "je" déplace l'attention à la pensée vers mes mains, il y a pur ressenti des mains - qui peut s'étendre à tout le corps (c'est mieux

) - sans pensée, sans "je" pour ressentir, sans temps.
Dans ce monde de la dualité induit par la pensée, tout ce qui est perçu est "objet" (de perception) ; objets extérieurs, comme intérieurs : pensées, émotions, sensations... tout ce qui est perçu par les cinq sens. Le corps lui aussi est perçu, "je" ne peux être ce corps.
Il y a Cela qui perçoit, qui est innommable sous peine de le transformer en 'objet'. Rien ? Sauf peut-être qu'il y a conscience pour percevoir. Et Cela, cette conscience sans objet, est-il personnel ou commun à tous ?
Tout le problème réside dans l'identification au robot androïde, quand LA Conscience s'identifie aux objets qu'Elle perçoit.
"Je suis celui qui agit, cette pensée vaniteuse, pareille au grand serpent noir, t'a mordu. Bois maintenant l'antidote de la croyance en "Je ne suis pas celui qui agit", et sois heureux". (Astravaka Gita 1 - 8)
"En réalité, il n'y a qu'un seul état :
Quand il est dénaturé par l'auto-identification il est appelé une personne.
Quand il est coloré par la sensation d'existence, c'est le témoin.
Quand il est incolore et illimité, nous l'appelons le Suprême." (Nisargadatta)
(Je croiX pouvoir dire que par témoin, il entend : conscience témoin : le JE SUIS, sans "je")