Re: Divers : églises - les fouilles - nostradamus
Posté : 29 nov. 2023, 16:30
Cet article de l'archéologue Louis Leguay est une découverte essentielle pour saisir comment Boudet, dans sa VlC, amène son lecteur à cheminer avec lui dans sa Rennes Celtique. De la page 257 à 263, l'abbé se réfère, dans une longue digression, à Louis Figuier et son homme primitif, objet à rechercher, puis il cite M. Leguay pour nous montrer la méthode du « parcours à suivre ». Pour ce faire, Boudet va utiliser, tout au long de son ouvrage, la terminologie employée de Leguay, notamment, il parle page 168 de « peulven » et de « lichaven ». Ces deux mots étaient surtout usités en archéologie à une époque comprise entre 1830 -1860, puis sont passés de mode. Si on consulte les mémoires de la SESA et la SASC, « lichaven » est absent tandis que « peulven » a très peu d'occurrences. La première est la plus significative se trouve dans un mémoire de 1856 de la SASC sous la plume de l'abbé Verguet au sujet du « Peulvan » de Malvès.

Un dictionnaire breton du XIXème siècle donne au mot « peulven » deux sens qui s'avèrent utiles pour comprendre l'importance que revêt ce terme pour l'abbé Boudet. 1er sens : menhir, 2ème : homme grand et très maigre.


Ce deuxième sens met en lumière les motivations de notre abbé, il pointe le mot peulven à la fois pour désigner le temple et l'homme grand, très maigre dont il nous confirme tout le sacré dans « Les éléments languedociens » :
« Un homme maigre, élancé, est dans notre dialecte, un homme lingé. Ce mot ne correspondrait en latin qu'à LONGURIUNEM, homme grand et maigre... MONACUM, MONICUM, MONIUM, devenu moungé moine et CANONICUM, CANONIUM transformé », pour aboutir quelques phrases plus loin au verbe amaga, cacher, magot.
Selon Boudet, le peulven de RlB est un temple élevé à un homme lingé.

Un dictionnaire breton du XIXème siècle donne au mot « peulven » deux sens qui s'avèrent utiles pour comprendre l'importance que revêt ce terme pour l'abbé Boudet. 1er sens : menhir, 2ème : homme grand et très maigre.


Ce deuxième sens met en lumière les motivations de notre abbé, il pointe le mot peulven à la fois pour désigner le temple et l'homme grand, très maigre dont il nous confirme tout le sacré dans « Les éléments languedociens » :
« Un homme maigre, élancé, est dans notre dialecte, un homme lingé. Ce mot ne correspondrait en latin qu'à LONGURIUNEM, homme grand et maigre... MONACUM, MONICUM, MONIUM, devenu moungé moine et CANONICUM, CANONIUM transformé », pour aboutir quelques phrases plus loin au verbe amaga, cacher, magot.
Selon Boudet, le peulven de RlB est un temple élevé à un homme lingé.








