Bonjour à tous,
Cardou,
As-tu une réponse à ma question pour le glyphe de Quillan ?
Pour en revenir à ma théorie « petit parchemin de Boudet » il faut que j’explique, mais avant cela, même si cela va dans le sens de ma théorie, je ne pense pas que Boudet soit à l’origine du glyphe de Quillan.
Hier j’ai tenté d’expliquer que Plantard détourne les documents et ne les crée pas, et sur les documents dont ont connaît l’origine c’est bien le cas. Dans ce type de « forgerie » ( c’est pour vous faire plaisir …) un gourou doit suggérer, mais pas expliquer, car l’arnaque repose sur l’imagination du disciple. Avant sa mort Plantard ne s’est jamais risqué à expliquer les documents, c’est pas « une flèche » ( pas une insulte …) mais il n’est pas con non plus. On peut constater les dégâts que cela provoque quand on tente d’expliquer un sujet que l’on ne maîtrise pas ( PDC dans pierre et papier ).
Plantard est capable de présenter la solution du grand parchemin, parce qu’il l’a obtenu avec tout simplement ,mais n’a jamais été capable d’expliquer la construction du petit .
Revenons au petit parchemin et son support , le codex Bezae.
C’est très simple, il est resté en France du temps de Théodore de Beze vers 1562 puis disparaît de la circulation et ne réapparaît en Angleterre en 1864, édité par Scrivener et reproduit en 1899.Donc le petit parchemin n’a pu être élaboré qu'à partir de 1864 ce qui exclut Bigou. Ce qui a trompé tout le monde ce sont les parchemins découverts par Saunière dans son église ( pour ma part ces derniers lui ont permis de découvrir une cache secondaire sur RLC réalisé il y a quelques siècles ). Ils n’ont rien à voir avec le petit et le grand parchemin.
Je me suis souvenu d’une analyse faite par le colonel Arnaud, le cryptologue qui a conclu que les parchemins furent réalisés par « un ecclésiastique nourri d’écriture Sainte aimant le mystère et la fantaisie » et cette définition faite par un expert correspond tout à fait à l’abbé Boudet.
A l’époque où le codex refait surface il n’y a que deux prêtres proches de cette histoire susceptibles de les créer, Saunière et Boudet. Le premier avait d’autre centres d’intérêts par contre pour ceux qui connaissent Boudet cela correspond parfaitement : l’intérêt et la maîtrise des langues, la fantaisie ( LVL repose sur des jeux de mots, c’est-à-dire l’utilisation de synonymes et homonymes ). Ce n’était qu’une piste...à étudier.
Celui qui crée le petit parchemin sait qu’il est en latin et grec et écrit en onciale et c’est pour cette raison qu’il traduit deux mots en grec et les retourne dans le texte ( lisez l’étude et ne la survolez pas :
https://recharc.fr/le-petit-parchemin/ ).
Il sait de quoi le texte parle, il est question de disciples qui froissent les épis par la main et les mange. J’imagine bien Boudet découvrir ce texte et voir le lien avec son livre mais pour l’instant vous ne connaissez pas l’importance du mot MAIN et du mot EPI . Par contre si vous connaissez un peu LVL les définitions de l’épi , du dolmen et du menir doivent vous dire quelque chose, mais ce n’est pas tout.
Il y a un décalage de lettre en bas qui n’a jamais été expliqué, celui qui fait apparaître le mot "ost" ( cf études critiques de F Marie ) , c'est à dire l’armée et l’Hostie ,et là aussi vous découvrirez un peu plus tard comment l’abbé utilise ces notions très importantes ( je parle de l’hostie ) dans LVL.
Il y a le mot DISCIDULI qui fait apparaître la date 1861, seul l’abbé Boudet est devenu disciple ( discipuli en latin ...) de Jésus en 1861 c’est-à-dire prêtre, c’est ici sa signature.
Il y a aussi l’avant-bras dans la maison de Dieu si proche de son « dunum » dans LVL ( il faudra que je vous parle du texte d'origine de Chevallet ) .
Il y a l’utilisation de la forme carrée dans la découpe du texte qui correspond à la fois à son carré et à l’échiquier .
Il y a le choix du mot grec "Theke" pour coffre ou tombeau qu’il connaît bien car, il utilise son homonyme dans LVL. Savez-vous qu’en anglais chess [tchess] veut dire échec et que chest [tcheste] veut dire coffre ?
Seul un prêtre passionné par l’anglais pouvait s’intéresser à un texte biblique provenant de Cambridge, et faire ce type de "clin d'oeil" ...
Il y a le code IVI que l’abbé explique dans LVL et qu’il glisse dans le mot esuriiUt .
Il y a aussi l’origine des documents acquis par Plantard qui transparaissent dans ses publications, si vous êtes honnêtes vous l’avez constaté hier avec Sacaze.
En conclusion ,
à force de côtoyer une personne on finit par la connaître, et toutes les journées que j’ai passées à étudier LVL font que je connais très bien sa façon de raisonner et c’est pour cette raison que je me range complètement aux conclusions faites par un spécialiste du déchiffrage : c’est bien un prêtre nourri d’écriture Sainte aimant le mystère ( et passionné par les langues ) et un peu fantaisiste qui créa ce petit parchemin.
Bonne journée.
à plus
