Café de Rennes le Chateau:

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Jasmina31
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

L'ordre du Temple est immensément riche
FAUX MAIS... L'ordre reçoit des dons et legs, rentes, terrains, moulins, troupeaux, maisons etc. Il met en place des commanderies -centres administratifs. En Occident ce sont essentiellement des exploitations agricoles, dont un tiers des revenus est versé annuellement pour participer à l'effort de guerre en Terre sainte. Bons gestionnaires ils font fructifier les richesses en leur possessions, perçoivent aussi des droits divers et assurent des transferts de fonds de l'Occident vers l'Orient, pour leur compte comme pour celui de particuliers se rendant en pèlerinages là-bas. Le Temple prête également parfois de l'argent à des puissants ou de simples particuliers.

Tout ceci laisserait donc supposer que les Templiers sont très riches, mais ce n'est pas le cas: ils ne possèdent pas de fortune en numéraire, la défense des possessions en Terre sainte coûte extrêment cher: financement de l'équipement et du recrutement des hommes, dont des mercenaires n'appartenant pas à l'ordre, construction de forteresses...

L'argent est envoyé en Syrie-Palestine pour financer la guerre.
Néanmoins, si l'on considère l'immense patrimoine immobilier et foncier de l'ordre, il peut apparaître comme riche de ce point de vue.
Les templiers sont condamnés pour hérésie
FAUX. Le pape Clément V -bien que peu convaincu par les accusations du roi capétien- décrète l'arrestation des templiers dans toute la chrétienté en novembre 1307. Mais souhaitant reprendre la main, il décide de stopper l'action des inquisiteurs en février 1308, au grand dam du roi de France, qui pensait régler rapidement l'affaire. Le 12 août par la bulle Faciens Misericordiam le pape ouvre le procès de l'ordre du Temple.
Après un certain nombre de rebondissements le dénouement a enfin lieu, sous la pression du roi de France, le 22 mars 1312 lors du Concile de Vienne: l'ordre du Temple est dissout «par décret irrévocable et valable à perpétuité.»
Le pape vient d'accéder à la requête royale de Philippe le Bel -qui ne pouvant contrôler l'ordre à décider de le supprimer.

Clément V choisit ainsi de mettre un terme à la longue querelle avec le roi de France en sacrifiant les Templiers.

Mais si l'ordre disparaît aucun verdict n'est donné: les templiers ne sont ni reconnus coupables d'hérésie ni innocentés. Les biens templiers détenus dans toutes les provinces sont transférés par une bulle papale de mai 1312 à un autre ordre religieux militaire: l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Enfin un dernier point : la malédiction de Maître Jacques de Molay
Cette légende de la malédiction de Jacques de Molay, convoquant sur le bûcher le roi de France et le pape devant le tribunal de Dieu avant un an, est propagé par un historien italien -Paolo Emilio- au XVIe siècle. Il s'inspire des propos d'un templier napolitain narrés par un chroniqueur vers 1330.

Le mythe est d'autant plus tenace que les deux protagonistes incriminés meurent peu après l'exécution du maitre des Templiers le 18 mars 1314: le souverain pontife -qui souffre depuis des années d'un mal chronique- décède le 20 avril; le roi Philippe le Bel, âgé de quarante-six ans, meurt à son tour le 29 novembre -probablement à la suite d'un accident vasculaire cérébral. Ajoutons à cela l'hécatombe de ses descendants qui aboutit à l'extinction de la dynastie capétienne directe et tous les ingrédients sont réunis pour que la légende traverse les âges.

Selon Geoffroy de Paris -clerc à la chancellerie royale et auteur d'une chronique, présent au moment du supplice, Jacques de Molay -exécuté parce que relaps-, parle effectivement sur le bûcher. Selon lui, le grand maître de l'ordre du Temple prophétise que «Dieu sait qui a tort et a péché: et s'abattra bientôt le malheur sur ceux qui nous condamnent à tort. Dieu vengera notre mort.»

Mais ni le roi de France Philippe le Bel ni le pape Clément V, ne sont nommés expressément.
« Quand l’homme se trouble et se décourage, il n’a qu’à penser à l’Humanité… La race humaine a créé la sagesse, la science et l’art, pourquoi serait-elle impuissante à créer la justice, la fraternité et la paix ? » (Léon Blum)
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Jasmina31
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

Les Templiers ont effectivement un trésor mais comme tous les autres ordres religieux, c'est-à-dire des archives et des reliques. Après la perte de Jérusalem en 1187-reprise par Saladin à la suite de la victoire d'Hatin, il est transféré à Acres.

Il est ensuite déplacé par le commandeur Thibaud Gaudin à Limassol en 1291 sur l'île de Chypre, où le Temple implante son siège lorsque la Terre sainte est définitivement perdue par les chrétiens.

Sa trace se perd au moment de la dissolution de l'ordre en 1312. Mais contrairement à l'idée véhiculée abondamment par la littérature ou le cinéma, il n'a jamais été question de l'existence d'un fabuleux trésor caché, constitué de monnaies, de bijoux ou autres documents secrets.
Néanmoins de nombreuses personnes sont parties à sa quête en Ecosse, au Portugal, en France, à Gisors notamment…

Ce mythe a la vie dure, tout comme celui de l'immense richesse accumulée par le Temple, qui serait devenu le banquier des puissants.
Pour aller plus loin : Mystérieux Templiers, idées reçues sur l'ordre du Temple, de Jean-Vincent Bacquart, Le Cavalier Bleu, 2013.
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Robin Corbuthion
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

Bonjour à tous,

Voici le testament d'ego de Caderone pour répondre à Jasmina :


- LE TESTAMENT D'HUGO DE CADERONE - Novembre 1185 -


Voici l’extrait d'un testament découvert, il y a 25 ans, par Georges et Jeannette Kiess. La traduction est d'Herman Treil, l’auteur du livre « CODE AA RENNES-LE-CHATEAU, L'ENIGME » 15 août 2015.


- TRADUCTION DU TESTAMENT D'UGO DE CADERONE -

En l'an 1185 de l'incarnation du Seigneur, le roi Philippe régnant. En son dit nom, qu'il soit connu de tous les auditeurs autant présents qu'authentiques, ce que moi-même, Hugo de Caderone, en effet, dans ma grande excellence, j'ai disposé avec tout mon bon sens et ma bonne mémoire, mon testament de ce que je fais de toutes les choses dont je dispose.
En remettant « mon corps et mon âme au Seigneur Dieu, à la bienheureuse Marie et au bienheureux Jean de Jérusalem » (Domino Deo et beate Marie et beato Johannis de Iherosolimitanis) », je lègue pour la rédemption de mon âme « aux pauvres de l’Hôpital de Jérusalem » (pauperibus hospitalis de Iherusalem) (tant mon corps) « que ma maison dans la ville de Reddis » (Rennes-le-Château) (domum meam in villa de Reddis), avec l'entrée et la sortie, et le fourrage, et le jardin, qui sont « au cers de l’église de la bienheureuse Marie de Rhedae » (in circio beate Marie de Reddis), la maison et le fourrage jouxtant à l'orient la maison de Guillaume Vacher, et « au cers (au nord-ouest) dans la tenance de l’hôpital » (a circio in tenencia hospitalis), et à l'aquilon (soit au nord) à la maison de Saint Ferréol. 
En clair, le jardin jouxte à l'orient le champ de Bernard Bouvier (bubulcus, i : bouvier), et au cers... et au nord le jardin de Raymond Jean ...
[A noter qu’aujourd’hui Caderone est un lieu-dit d’Espéraza, sur les berges de l'Aude, avec un chemin permettant d’atteindre Rennes-le-Château, par le côté sud-ouest du village de Rennes. Par ailleurs, tout comme dans le même texte, l’aquilon désigne le vent du nord, et ainsi la situation de la propriété voisine qui jouxte au nord du bien légué : « ab aquilon », le terme latin circius ou cercius, désigne le cers, globalement vent du nord-ouest dans la région de Narbonne, et ainsi cette direction « in circio ».]
Derechef, en ce qui concerne les dons fait aux pauvres de
l’Hôpital, d'un don en espèces de XXX sous melgoriens (?)...
En effet, toutes ces choses que j'ai et possède, et toute substance mobilière et immobilière de ma maison...
En ce qui concerne le legs au bienheureux Etienne de Caderone (l'Eglise de Caderone dédiée à Saint Etienne ? probablement car le donateur a pour prénom Ugo), une terre qui est au-dessus du chemin, ainsi qu'une lampe perpétuelle qui devra illuminer le sanctuaire tout au long de l'année, puis encore divers autres dons pour l’église du bienheureux Saint-Etienne de Caderone (beato Stephano de Cadarona) ...
En clair, d’autres biens sont légués à Guillaume de Coustaussa, chapelain de Reddis (R-l-C.), mon neveu (Guillelmo de Constancano, capellani de Reddis, nepoti meo), j'abandonne tout ce qu'il me devait... XXX sous melgoriens... et XXX sous ugoniens ... (des monnaies médiévales qui avaient cours à l'époque) ... que j'avais pour la dime de Cadarone, je le lui abandonne. Avec cela, je lui abandonne une terre en dehors de la part séparée de la Cairole...
En vérité, toutes les autres choses susdites que je possède dans la ville de Reddis (R-l-Ch.) et à ses limites, je les abandonne à mon fils Pons (filie mee Poncie), excepté l'hospice des soldats que Bernard Bouvier fit...
Derechef, ce don de l'hospice pour tous temps à Bernard Hoalric...
A Pons, mon fils, j'abandonne toutes mes possessions dans la ville de Cadaronne et à ses limites que j'ai dans la ville (ou villa) du Paradis... (in villa de Cadarona, in villa de Pardinis) (relation village et Col du Paradis ?) et à ses limites ; et tout ce que j'ai dans la ville de Moissa (in villa de Moissa : Moucha, Moissac ? ...) et à ses limites ; et tout ce que j'ai dans la ville de Coustaussa (in villa de Constancanum) et à ses limites, à sa femme Uralie, à Pierre Vilar (in villa de Cadarona) ...
Ce dernier, Pierre de Vilar, constructeur du château de Coustaussa, étant mentionné en 1163, comme viguier de Rennes pour les Trencavel, plusieurs membres de la famille de Caderone ayant exercé cette fonction.
Conformément à son souhait de sépulture, le legs le plus important, nommé en premier, est donc celui qu’Hugo de Caderone a fait de la maison de Rennes et de ses dépendances aux Hospitaliers.
[L’intitulé complet de cet ordre, créé en 1104, sous la règle de saint Augustin, provient du fait que, lorsque les Croisés prirent Jérusalem en 1099, son fondateur était alors Directeur de l’Hôpital Saint Jean-Baptiste, créé pour recevoir les pèlerins.]
Dans son testament de 1185, Hugo de Caderone, dont le neveu est chapelain (curé) de Rhedae, témoigne de sa foi catholique en faveur des Hospitaliers, les croisés ayant, vingt-cinq ans plus tard, épargné le château de Caderone... N’oublions pas que les Hospitaliers possédaient déjà des tenances à Rhedae et qu’il leur ajoutera un important legs !

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Robin Corbuthion
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

Bonjour à tous,

- HISTORIQUE DE CADERONE -

Dictionnaire Sabarthès - Caderonne, hameau, château moderne et moulin sur l’Aude ; commune d’Espéraza ; ancienne propriété du marquis de Roquefort.
Cadarona,1185 (arch. Malte, Magrie) ; Villa de Cadarona, 1231 (HL, VIII) ; Caderonne, y ayant la marque d’un château ruiné, une metterie bastié à neuf, 1594 (arch. Aude) ; Caderone, 1807 (ibid). Le compoix de 1714 mentionne l’ancien cimetière et l’ancienne église qui était primitivement unie à celle de Campagne. Sanctus Stephanus de Cadarona, 1294 (arch. Malte, Magrie) ; Rector de Campanha et Cadarona, 1347 (arch. Vat. Coll.) ; Catarouno (vulg.)

+ + + + +

Louis Fédié écrit que le château et le village de Caderone existaient au onzième siècle. Il est souvent question des seigneurs de ce nom dans l’histoire du Languedoc. Caderonne, qui n’est plus aujourd’hui qu’un domaine particulier rattaché à la commune d’Espéraza, était jadis un hameau, Cadarona, dont l’histoire remonte fort loin.

Les premiers vestiges, que l’on a pu retrouver dans les environs, datent d’une période antérieure à l’occupation romaine. Toutefois, comme plusieurs des communes avoisinantes, entre autres Rennes-le-Château, Caderone doit sa vraie naissance à la présence, à cet endroit, d’une villa gallo-romaine.

Ce n’est cependant que vers la fin du XIe siècle que le nom de la localité apparaît pour la première fois dans un écrit. Il est fait mention, dans l’Histoire générale du Languedoc, d’un seigneur Pierre Arnaud de Caderone, qui, en 1111, était un vassal de Bernard Aton, comte de Carcassonne. Pierre Arnaud de Caderone demeura toujours fidèle à Bernard-Aton, comte de Carcassonne et du Rhedez, car il ne figure pas parmi les nobles rebelles, qui, en 1124, firent leur soumission par un acte authentique de foi et hommage.

A cette époque, les seigneurs de Caderone étaient tenus en haute considération par leur suzerain, les comtes de Carcassonne et du Rhedez, et c’est durant cette période qu’ils agrandirent leur domaine et consolidèrent notablement leur château.


Le château de s’élevait sur les berges de l’Aude et sa partie habitée surplombait, sur un rocher de faible hauteur, une courbe prononcée de la rivière formant en ce point une défense naturelle.

A cette même époque, les Templiers s’implantent dans la région et on retrouve dans leurs archives, dans les années qui suivent, diverses mentions concernant les seigneurs de Caderone.

Ce lieu a possédé, il y a à peine quelques siècles, une petite église dédiée à Saint Etienne et un cimetière. Il en survit une mention au compoix de 1714. Cela donne à penser que Caderone a été une sorte de hameau dans les temps anciens.

Vers 1170, on retrouve des traces d’un seigneur Ugo de Caderone, (petit-fils de Pierre Arnaud de Caderone) qui d’après la tradition, aurait été un guerrier redoutable et serait à l’origine d’un dicton occitan, fameux dans la Haute Vallée :
« Ugo, seignou de Cadarouno Non crégnis rés, hors lé qué trouno ! »
(Ugo, Seigneur de Caderone, ne craint rien, hormis celui qui tonne (Dieu !)


Dom Vaissette cite un acte de serment, daté de 1172, par lequel Oton d’Aniort, Ugo de Caderone et Guillaume d’Arce jurent sur les saints Évangiles dans l’église de Limoux, de conserver et de défendre le château de Coustaussa, au profit de son seigneur Pierre de Vilar, viguier de Rhedae, et du comte Roger de Béziers.

Ugo de Caderone fut, durant la guerre des Albigeois, l’un des plus vaillants défenseurs du comte Raymond-Roger. Après la croisade ses biens furent confisqués. Cette famille dut s’éteindre à cette époque, car l’histoire n’en fait plus mention. Louis Fédié s’interroge pour comprendre quelque drame terrible se passa peut-être derrière les remparts de ce château qui amena l’anéantissement de la vaillante race des seigneurs de Caderone.

Le château de Caderone ne fut pas détruit par l’armée de la croisade.

Après la croisade contre les Albigeois, les chefs des vainqueurs furent tous largement récompensés. Le domaine de Caderone changea de mains au profit d’un des lieutenants de Simon de Montfort, Pierre de Voisins, seigneur de Rennes.
Tandis que Pierre de Voisins, sur la rive droite de la vallée de l’Aude, et Lambert de Thury, sur la rive gauche, recevaient de riches dotations, Sparazan ne fut compris ni dans l’un ni dans l’autre de ces assignats qui touchaient à ses portes ; car le premier détenait Couiza et Caderone, tandis que le second recevait Antugnac et Laserpent. Pierre de Voisins ne récupère Caderone qu'en 1231, après l'éviction totale des seigneurs faydits de la région. Il restaure le château, l'embellit largement, l'élevant au rang de résidence secondaire, de manoir seigneurial.

En 1231, les titres de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem mentionne la terre de Caderone sous le nom de villa de Cadarona.

La seigneurie est suffisamment importante pour que lors de sa venue dans le Razès, en 1283, le Roi Philippe III le Hardi y séjourne alors qu’il se rendait chez son cousin d’Aniort.


En 1410, Caderonne fait toujours partie du patrimoine foncier des Seigneurs de Rennes. Le domaine de Caderone continue de prospérer, malheureusement, vers 1360, la cité de Rennes et le château de Caderone sont détruits et brûlés par les routiers aragonais qui ravagent le pays à cette époque.

Pierre de Voisins, remettant déjà en état Rennes en construisant le château actuel, ne peut prendre en charge la reconstruction du Château de Caderonne qui restera en ruine jusqu'au XVIème siècle ...

Un siècle plus tard, la terre de Caderonne passe par mariage dans les mains de la famille de Montesquieu-Roquefort, qui la conservera jusqu'à la Révolution. A cette époque, la principale richesse du domaine provient des trois moulins installés au bord de l'Aude, au lieu-dit de " L'Ile " et de l'affermage des terres, constituées principalement de champs et de quelques vignes entourant les ruines de l'ancien château.

Louis Fédié conclut en nous annonçant qu’il est difficile de préciser le point sur lequel était édifié le château féodal de Caderone. Il s’élevait probablement aux bords de l’Aude sur une masse rocheuse qui s’avance sur le fleuve, à une petite distance de la résidence du propriétaire actuel de ce domaine. Quant au village, la place qu’il occupait est marquée par une propriété en culture qui porte une désignation significative : elle s’appelle le Cimetière. Ce nom semble conservé pour perpétuer le souvenir d’une grande catastrophe ...

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Jasmina31
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

Rodès est une commune de 1811 hectares, qui s'étend du nord au sud sur plus de huit kilomètres, depuis le plateau de Ropidera jusqu'au Mas de l'Escapa, près de Glorianes. Son territoire est nettement séparé en deux parties par le lit de la Tet, qui traverse la commune juste au nord du village, en empruntant l'impressionnant défilé de la Guillera.

Au nord, nous sommes en terrain granitique, sur le massif de Quérigut-Millas : le territoire est aujourd'hui dépeuplé, mais il possédait au moyen âge son village et son église (Les Cases), juste en contrebas du plateau de Ropidera où subsistent les restes de nombreux mas et bergeries.

Au sud, après avoir longé le Riu Fagès, affluent de la Tet lui-même composé des eaux des rivières de Motzanes et de Croses, on s'élève très vite vers des collines schisteuses, premiers contreforts des Aspres. C'est là que se trouve l'ermitage de Domanova, surplombant l'ancien village médiéval de Croses, aujourd'hui disparu.

Le village de Rodès s'est construit après le XIe siècle en contrebas d'un château édifié à cette époque, dont il reste encore d'imposantes ruines. Précisons qu'à partir de Rodès on se trouve en Conflent, le col de Ternère servant de limite entre Roussillon et Conflent.

Communes limitrophes : Trevillach, Tarerach, Arboussols, Vinça, Rigarda, Glorianes, Boule d'Amont, Bouleternère, Ille-sur-Tet, Montalba-le-Château.
Première mention en 1068 sous la forme castellum Rodenis, puis castellum Rotenis, Rodes à partir de 1153, Roders vers 1375. Les formes Roders et Rodés ont coexisté pendant plusieurs siècles, avec parfois l'intrusion d'un h parasitaire (Rhodés, 1750).

De nombreuses étymologies ont été proposées, la plus généralement admise étant le latin rota (= roue ou meule de moulin). Il s'agirait donc d'un lieu où l'on fabriquait des meules, d'un endroit caractérisé par son moulin (le moulin de Ropidera se trouvait au moyen âge sur la rive gauche de la Tet), ou encore d'un toponyme ayant le sens de "rocher arrondi".

Domanova signifie bien sûr la "maison neuve", et Ropidera est un dérivé du latin rupes (= rochers).
Les prospections menées par Yves Blaize ont permis de récolter sur les terrasses de la Tet un important outillage préhistorique datant du Mindel, soit il y a environ 600.000 ans. Autant dire que la présence humaine à Rodès est attestée depuis des temps très reculés, avant même l'apparition de l'homme de Tautavel.

Par la suite, chose curieuse, les vestiges se font plus rares : aucun souvenir de l'époque romaine, sinon la quasi-certitude que la vallée de Motzanes fut traversée par la Via Conflentana, voie romaine au long de laquelle s'étaient constitués de petits noyaux industriels où l'on traitait le minerai de fer extrait plus au sud. La période d'occupation wisigothique a laissé quelques traces, avec les restes d'un cimetière entre le Camp de l'Oratori et la colline de Domanova.

A l'époque carolingienne, le village de Rodès n'existait sans doute pas. La population était concentrée au sud au village de Croses, qui deviendra ensuite Domanova (première mention en 942). Au nord elle se groupait à Ropidera, les restes du village étant encore visibles aujourd'hui. La construction du château de Rodès a semble-t-il draîné vers celui-ci la population de Croses et de Domanova, ce dernier lieu devenant ensuite un ermitage. Par contre, Ropidera a continué d'exister en tant que village indépendant jusqu'au XVIe siècle : c'est là que s'étaient installés au XIVe siècle les pillards issus des Grandes Compagnies de du Guesclin, semant la terreur dans tous les villages voisins.

La seigneurie de Rodès était détenue au XIe siècle par une famille dite de Domanova, puis par le vicomte de Canet et la famille de Perellos, avant d'aboutir au XVIe siècle dans les mains des Perapertusa, barons de Joch et de Rabouillet et seigneurs de nombreux villages. Ces derniers conserveront la seigneurie jusqu'à la Révolution.

L'église paroissiale : Dédiée à la Vierge (N.D. de l'Assomption), elle était autrefois placée sous le patronage des deux saint Jean. Construite sans doute au XIIe siècle, elle fut d'abord chapelle, et ne devint église paroissiale qu'à partir de 1571. Elle a été profondément transformée aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec déplacement du choeur vers l'ouest et transformation de l'ancien chevet en clocher-tour.

Outre le maître-autel, oeuvre assez hétéroclite, on notera le retable du Rosaire, datant du début du XVIIe siècle et composé de panneaux peints : st Dominique et ste Catherine de Sienne y sont entourés des saints François et Antoine. A signaler également plusieurs autres oeuvres des XVIIIe et XIXe siècles.

Il y a eu aussi des miracles
http://jeantosti.com/histoire/domanova.htm
Les seigneurs de Canet ont été en possession de Rodès , tout comme les seigneurs de Perepertusa ....
https://www.les-pyrenees-orientales.com ... /Rodes.php

L'assomption est une théophanie qui béatifie la personne qui monte au ciel .... donc N.D de l'Assomption = Béate Maria ...
Reste qu'il peut y avoir confusion , tout comme Redensis et Rodensis , Reddis et Roddis ou Rodhes ou Radhes ... tout dépend de l'époque et des fautes du copiste , ou de l'arrangement qui a été fait entre seigneurs et copistes ... on l'a vu , beaucoup de faux ont été faits à une époque où personne n'allait réclamé , parce que certains territoires étaient complètement dépeuplé .
On ne peut s'empêcher de faire un parallèle entre RLC et Rodès , il y a beaucoup de similitude et de points communs ....

Reste que St Pierre de RLC relevait d'une abbaye à l'origine et c'était au Xème siècle .Cette église a un emplacement bien expliqué dans les possessions de la dite abbaye .
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

COUSTOUSSA

Le château a été construit en 1172 sur un éperon rocheux qui domine la vallée de la Sals.
En 1210, le château fut pris par Simon de Montfort et ses troupes. Devant la terrible réputation de ce dernier, les villageois fuient Coustaussa.
En 1211, le seigneur de Coustaussa essaie de reprendre son fief, en vain, face aux croisés, le château est en partie détruit, le village incendié par représailles.
En 1212, le territoire est confié à la famille de Montesquieu de Sault seigneur de Roquefort de Sault, plus sage que son ancien propriétaire. Le château ne fut plus jamais inquiété par des ennemis.
Au XVIe siècle, de nombreux aménagements sont fait pour rendre plus confortable cette belle demeure.
Au XVIIIème siécle le château a appartenu à Guillaume Castagnier , de Toulouse . Il en fait leg à sa nièce Mme de Poulpry /Castagnier.
En 1803, le château est vendu à un marchand de biens ( ancien secrétaire de Mme de Poulpry ? ) qui le revendent à deux cousins dont le patronyme est Billard .
En 1819, un certain Azais, habitant Arques, le démantèle.
En 1820, des bandits saccagent les restes, démontent les pierres importantes et les vendent aux habitants environnants. Il manque la plupart des encadrements taillés proches du sol. Tous les murs faciles à démolir ont été abattus. L'entrée dans la seconde, et principale, enceinte se faisait soit au nord par une poterne, soit au sud par un passage voûté puis sous une porte dont les montants appareillés existent en partie.

Pour accéder à l'intérieur du bâtiment central, il fallait parcourir les lices sur toute leur longueur et passer par une porte située à plusieurs mètres du sol. Cette disposition primitive a été ultérieurement complétée par la construction d'une tour dont les deux étages voûtés existent encore. Deux autres tours carrées ont été construites postérieurement vers le milieu de la longueur du réduit.

Ces ouvrages de flanquement sont complétés, à l'ouest, par une tour ruinée et à l'est par une échauguette ronde, contemporaine de la construction primitive. Le bâtiment central servait de donjon et de logis seigneurial. Le côté nord, dominant les lices, jouait un rôle défensif et a été renforcé, vers la fin du XIIIe siècle, par une tour carrée avec réduit voûté à la base.

Éléments protégés MH : les ruines du château de Coustaussa : inscription par arrêté du 10 avril 1948.

Pour la petite histoire , des membres de la famille avait contesté le testament de Sieur Castagnier contre Mme de Poulpry , et l'affaire a duré jusqu'en 1960 !!!! c'est dire ... il faut dire que les Castagnier étaient fort riche et même collectionneur d'oeuvre d'art , mais pas que . :this:
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

Château de Sabarda


Le village de Fenouillet, initialement appelé Fonolet, a un passé glorieux. Durant le règne des rois d'Aragon, du Xe au XIVe siècle, il était le siège d'une vicomté dépendant alternativement des comtes de Toulouse et des rois d'Aragon.

Le siège de la vicomté était au château St Pierre, central dans la vallée. Il était protégé par le Sud par le château de Sabarda, érigé sur un pic rocheux, et par le Nord par Castel-Fizel, aujourd'hui sur le territoire de Caudiès-de-Fenouillèdes. La seigneurie de Fenouillet était dirigée par une famille vicomtale dont on a une première trace en 904, date de la première mention du village dans un document écrit.

A cette époque, le Fenouillèdes était dépendant du comté de Besalu. Le château de Sabarda s’élève sur un rocher situé au sud du château Saint-Pierre et contrôle ainsi des angles de vue impossibles à maîtriser depuis le château principal.

La première mention du site remonte à 1109-1117. Sur un plan architectural, il constitue un exemple, rare par son homogénéité, de fortification secondaire venant compléter le dispositif de surveillance de l’ancienne frontière, constitué par les grandes forteresses royales des Corbières. Au pied du rocher supportant Sabarda, au nord, se trouvent les vestiges de l’ancienne église Saint-André. Cet édifice est cité en 1011, dans la bulle du pape Serge IV, parmi les églises constituant le patrimoine du monastère Saint-Pierre de Fenouillet.

Éléments protégés MH : les vestiges du château de Sabarda et de l'ancienne église Saint-André, en totalité, et le sol au lieu-dit Lou Castel Sabarda : inscription par arrêté du 27 octobre 2015.

château de Sabarda 66220 Fenouillet, lieu-dit Lou Castel Sabardo, propriété privée, ne se visite pas, vestiges.

On commence à voir un peu plus clair pour ce qui est des frontières Aragon / France au XIème siècle ...
« Quand l’homme se trouble et se décourage, il n’a qu’à penser à l’Humanité… La race humaine a créé la sagesse, la science et l’art, pourquoi serait-elle impuissante à créer la justice, la fraternité et la paix ? » (Léon Blum)
Robin Corbuthion
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

Bonjour à tous,

Celui a qui est destiné le trésor de Rennes-le-Château est le Grand Monarque, Henry V :

Le « Grand Monarque » est un personnage prophétique issu de la Bible (le Mashiah des Juifs !), issu de croyances populaires eschatologiques basées aussi sur des révélations privées catholiques et sur des prophéties plus précoces comme celle de Saint Rémi. Bien qu'il ne soit pas reconnu dans l'eschatologie chrétienne, l'Église catholique ne s'est jamais opposée à la publication d'ouvrages vulgarisant l'espérance dans le grand monarque (et le Saint Pontife). Certains ecclésiastiques l'ont même encouragé. Le « Grand Monarque » serait un héritier des rois de France et descendant de l'enfant du Temple substitué, Louis XVII (tout comme le Roi dormant pour l'Allemagne) qui se manifesterait au cours de la période apocalyptique de la fin des temps pour ramener la paix dans un monde déchiré par la guerre, restaurer l'Église Catholique persécutée et réduite presque à néant, et enfin rétablir une monarchie catholique dans une Chrétienté réunie et étendue au monde entier.

Après une présence très importante dans la littérature prophétique populaire comme le Mirabilis liber, la croyance dans le grand monarque a repris son essor dans les révélations privées, d'une part après le traumatisme de la défaite de 1870, mais surtout après la mort du « comte de Chambord » en 1883. Elle s'appuie, à partir de cette époque, à la fois sur des prophéties non reconnues par l'Église catholique ("secrets" de La Salette par exemple, ou encore les extases de Marie-Julie Jahenny, mystique bretonne) et sur des interprétations de prophéties ou de messages donnés lors d'apparitions mariales reconnues par le Saint-Siège (le message à Louis XIV de Marguerite-Marie Alacoque).

L'ensemble de ces croyances a été compilé par le marquis de la Franquerie dans son livre La mission divine de la France.

Nostradamus (1503-1566)

Dans ses Centuries, Nostradamus évoque à plusieurs reprises un personnage qu'il appelle le Grand Chyren. Chyren, le plus souvent tenu pour anagramme d'Henryc (forme provençale d'Henry), désigne selon certains commentateurs le roi Henri II de son époque, mais selon d'autres commentateurs un futur roi[réf. souhaitée]. Selon ces derniers commentateurs, l'Epître à Henry Roy de France Second, compte tenu de sa longue portée temporelle, s'adresserait à ce même futur roi. Les allusions de Nostradamus au Grand Monarque pourraient avoir été empruntées au Mirabilis Liber, mais le nom même de Henri ou Chyren n'apparaît pas dans le Mirabilis Liber.

Vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658)

Le vénérable Barthélémy Holzhauser est un prêtre bavarois, célèbre pour ses prophéties relatives à l'histoire de l'Église et du monde.

Abbé Souffrant

Curé de Maumusson (1755-1828), petite bourgade de Loire Inférieure en Bretagne, près de Nantes, devenu le département de Loire Atlantique au redécoupage des régions administratives en 1955. Cet ecclésiastique prophétisa le retour de la Royauté en France, dont il défendait l'ordre politique, par un descendant des Rois de France :

« Après une nouvelle République, vous verrez trois partis en France ; deux mauvais et un bon. Les deux premiers feront beaucoup de mal dans Paris, et dans le Nord et le midi de la France. Ensuite paraîtra le Grand Monarque ramené par le Saint Pontife et un prince du nord qui se convertira. La venue du Grand Monarque sera très proche lorsque le nombre des légitimistes restés vraiment fidèles sera tellement petit, qu’à vrai dire, on les comptera. Un général, petit noble de la Loire Inférieure, jouera un rôle important pour le rétablissement du Grand Monarque ; il le ramènera. Dans ces évènements, les bons n’auront rien à faire, car ce sont les républicains qui se dévoreront entre eux… Le Grand Monarque est de la branche aînée des Bourbons et il est issu d’un rameau coupé. »

`— Prophéties de l'Abbé Souffrant visibles dans "Le livre des prophéties ou Recueil des prophéties les plus curieuses connues jusqu'à ce jour et particulièrement ayant rapport aux temps actuels..." (p. 53 à 56) librairie générale de l'Ouest (Rennes) 1870, visible sur https://gallica.bnf.fr (domaine public)

Jérôme Botin

Jérôme Botin, un religieux du début du XVe siècle, aurait prédit de grands événements tels que la Réforme protestante et la Révolution française avant de prophétiser, pour le XIXe siècle, le règne d'« un enfant du sang du roi que donneront les gens d'Artois [et qui] gouvernera avec prudence et honneur la France ». Vraisemblablement apocryphe, cette prophétie semble avoir été forgée dans les milieux contre-révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle.

Religieuse de Belley

La religieuse a fait des prédictions sur le grand Monarque (de 1830 à 1870).

Marie Julie Jahenny

Marie-Julie Jahenny est née à Blain, près de Nantes, le 12 février 1850 et s'y est éteinte le 4 mars 1941.


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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

Bonjour à tous,

Ouvrages sur le Grand Monarque

Mirabilis Liber, 1522

Morin, Michel & Perrot, Chris, Le retour du Lys, Éditions du Trécarré, Saint-Laurent, 1985 ISBN...

Marquis André de La Franquerie de la Tour, André Lesage, La mission divine de la France..., Paris, 1926

Madrolle, Antoine, Le grand prophète et le grand roi..., Carnier Frères, Paris, 1851

S.N., Le roi des lys: Étude prophétique sur le grand monarque, Victor Palmé, Paris, 1871

Moult, Th.-J., Le Monarque fort, son avènement, événements qui doivent le précéder, prophéties de Barthélemy Holtzhauser (1646), Joseph-Thomas Moult (1268), Pierre Turel (1542), M. Lenormand (1843), Alençon, 1873

Muraise, Eric, Histoire et légende du grand monarque, Albin Michel, Paris, 1975 (ISBN 2253020524)

Marquis de la Franquerie de la Tour, André Lesage, Le Saint Pape et le grand monarque d'après les prophéties, Éditions de Chiré, Chiré-en-Montreuil, 1980 ISBN...

Morin, Michel & Perrot, Chris, Le retour du Lys, Éditions du Trécarré, Saint-Laurent, 1985 ISBN...

Poulin, Maurice, Le grand monarque messager du verseau, Louise Courtea, Montréal, 1985

Garat, Anne-Marie, Le monarque égaré, Flammarion..., 1989 (ISBN 9782080663955)

Vacinny, Raphaël, La révélation du grand monarque, Source de vie..., 1994 (ISBN 9782950769213)

Morin, Michel, Le grand monarque selon les prophéties, Louise Courteau, Saint-Zénon, 1999 (ISBN 9782892391848)

Otto, Helen Tzima, The Great Monarch and WWIII in Orthodox, Roman Catholic, and Scriptural Prophecies, The Verenikia Press, Rock Hill, 2000 (ISBN 1891663011)

Gautier..., Le grand monarque et l'antéchrist : Le secret de Rennes-le-Château, Godefroy de Bouillon..., 2001 (ISBN 9782841911257)
Notes et références

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Jasmina31
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

et ben dit donc !!! cela en fait de l'encre qui a coulé !!!
Alors le Christ n'est plus le "Roi du Monde " ????!!!!
Tu vois samedi j'ai rendu une visite à l'église St Antoine à Lézat sur Lèze .... et cette église vaut le détour quand on connait son Histoire .... et curieusement en voyant un reliquaire ( et il y en a plusieurs et j'y reviendrai ) je me suis posé la question suivante : Combien y a t il de couronne du Christ dans le Monde ?


Il y en a une à ND de Paris et il y en a une à Lézat !!! Laquelle est la bonne ?
Voila qui pose question .... surtout que l'on constate des dérives au sein même de l'Eglise au sujet des reliques , au point que les Jésuites vont écrire les biographies (souvent erronnées ) des saints , pour justifier le culte des Saints ...
Pendant ma visite , j'ai vu une cérémonie où l'on prend un bâton au bout duquel est placé une dent de Sainte Appolonie et que l'on frottait sur les gencives de bébés faisant leurs dents . Un rituel archaïque et superstitieux qui continue de se pratiquer depuis le Moyen Age ( pratiqué avec les restrictions sanitaires actuelles bien sûr , mais tout de même ) ... il y a même une maman qui a râlé parce que son enfant n'a pas été "traité" parce qu'elle est arrivée en retard !!
Enfin bref .
J'ai pu voir aussi les os de St Antoine le Grand et son reliquaire , où le saint homme est figuré comme étant un noir !! il est vrai qu'il était d'origine égyptienne , ceci explique cela ...
Mais j'ai pu aussi constaté que l'église faisait aussi partie du "réseau" des jésuites , et que de nombreux saints y étaient représentés . De plus on y trouve aussi une tenue des Pénitents Bleus , d'un magnifique bleu "roi" , avec sur la poitrine le fameux Tau de St Antoine le Grand .... qui est aussi le saint protecteur des fous et des Rois .... (voir l'Histoire de l'église de St Jérôme de Toulouse )

La famille des premiers Comtes de Carcassonne devait quelque part s'y retrouver , avec ce Tau ..... qui pouvait faire une transition avec un autre symbole bien nordique , celui là . Les objets symboliques ayant peut être gardé un côté "magique" ....
Et en l'église St Antoine cela se voit particulièrement bien .

Autre détail qui m'a amusé , c'est de trouvé un pilier et un chapiteau , presque aussi similaire que celui de la fresque de l'église MM de RLC !!!
Peut être un reste de l'Abbaye ou de l'église "mère" , c'est plausible ... ce prouverait une survivance de rituel hellènistique qui consiste à inclure dans une nouvelle implantation un "morceau" ( à l'Antiquité c'était la représentation du Dieu ou Déesse protecteur de la Cité d'où l'on venait ) de l'église ou abbaye d'où l'on venait ... Les moines auraient ils gardé cet ancien rituel sacré païen ? il semblerait , et cela permettait de reconnaître les "siens" , surtout si la distance se faisait grande ...

Lézat sur Lèze est un "point de départ" pour comprendre ce qu'il s'est passé à RLC autour de l'an Mil ... et oui , on ne dirait pas et pourtant ...
Les archives ecclésiastiques le prouvent ...
Un point qui est à soulever , c'est la nature réelle de l'abbaye de St Pons de Thomières ...
C'est en reprenant les chartes que l'on se rend compte qui est la 'mère" et qui est la "fille" et ce que cela implique au niveau des pouvoirs économiques , financiers et juridiques ....

Autre constat pour notre région , c'est qu'autour de l'An Mil , tout ne semble pas être ce que l'on croit .....
et que rien n'est acquit ...
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Jasmina31
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Jasmina31 »

Ok pour les photos .

Preuve des liaison entre l'abbaye de Lézat et les abbaye d'Alet , Cuxa , St Hialire de Carcassonne établit par Garin ...
Le Cartulaire de Lézat sur Lèze
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... 7.vertical

Je vous conseille de bien le lire , et de vérifier les dates des différentes "bulles des papes" .... Comme on dit .
On se rend parfaitement compte qu'il y a des erreurs grossières aussi ... au niveau des noms de lieu , sauf que ces noms ont évolués avec le temps et qu'ils peuvent prêter à confusion .... le tout est de le savoir .
Bonne lecture .
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Philemon
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Philemon »

Le post de jasmina a été supprimé par un administrateur

Merci à l'administrateur, le mien n'a plus de raison d'être.

Le post de jasmina a été supprimé par un administrateur
Modifié en dernier par Philemon le 19 oct. 2020, 17:54, modifié 1 fois.
Hey, il y a un trésor dans la maison d'à côté. - Il n'y a pas de maison à côté ! - Et bien construisons en une ! Groucho Marx
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par garamus »

Jasmina veut tous nous circoncire, voilà son problème :biggrin:
Pour le blasphème et ses conséquences...En France, si tu dis "sale arabe(ou musulman)", tu es condamné! Si tu dis "sale Mahomet", tu as le droit. C'est totalement ridicule à mon avis. Qu'on se respecte tous et qu'on ne provoque pas les musulmans inutilement!

Pour les reliques, selon moi, elles sont souvent pas placées là ou là par hasard. J'ai plusieurs fois dit par exemple, que les reliques de MM ne sont pas placées pour rien entre Vézelay et la Ste baume en priorité. Il y a des liens secrets à faire. Pour St Antoine, c'est très spectaculaire...Et comprendre Stenay, Gisors etc, c'est comprendre St Antoine l'abbaye et rlc. Je ne serai sans doute pas compris ni cru. Mais l'explication est claire et connue dans certains cercles hermétistes.
On ne peut dessiner le simple, qu'après une étude approfondie du complexe
Robin Corbuthion
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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

garamus a écrit : 19 oct. 2020, 13:03 ... Pour les reliques, selon moi, elles sont souvent pas placées là ou là par hasard. J'ai plusieurs fois dit par exemple, que les reliques de MM ne sont pas placées pour rien entre Vézelay et la Ste baume en priorité. Il y a des liens secrets à faire. Pour St Antoine, c'est très spectaculaire...Et comprendre Stenay, Gisors etc, c'est comprendre St Antoine l'abbaye et rlc. Je ne serai sans doute pas compris ni cru. Mais l'explication est claire et connue dans certains cercles hermétistes.
Bonjour Garamus,

Dans l'Eglise, il n'y a jamais de hasard ! ... TOUT EST PROVIDENCE ! ... Je dirai même ... TOUT EST PROVIDENCE DIVINE ...

Cela me fait toujours sourire lorsque je vois des ignares et des pseudos-hermétistes vouloir parler au nom de l'Eglise Catholique ...

Mon Dieu quelle Misère et Grand Pitié au Royaume de France ! ... Seigneur ! Ayez pitié de nous, pauvres pêcheurs ...

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Re: Café de Rennes le Chateau:

Message par Robin Corbuthion »

Bonjour à tous,

Voici un message qui pourra vous intéresser :


AVIS DE RECHERCHE SUR 3 ANGLAIS VENUS SEPAREMENT
ET PRESQUE SIMULTANEMENT A L'HÖTEL "LA TOUR", EN JUIN 1966 ---

Je re-sollicite encore nos amis chercheurs Anglais pour effectuer des recherches sur trois Anglais venus en visite à Rennes-le-Château.

Cette information provenant du registre de police de l"hôtel-restaurant "La Tour" de Rennes-le-Château, m’avait été communiquée par un vieil ami chercheur, il y a une bonne trentaine d'années :

Voici les notes, datées du 21 mars 1972, que Mme Andrée BUTHION, épouse de Mr Henri BUTHION, communiqua à mon vieil ami chercheur :
« Je joins à ma lettre les noms des trois anglais qui ont séjourné à l’hôtel en Juin 1966 ?
Je pense que de ces noms, vous pourrez tirer profit. »

Durant leur séjour, deux de ces trois Anglais avaient visité ensemble, une matinée durant, Monsieur Marius Fatin pour lui indiquer que son château (le château des Haupoul) était de plus grande importance du point de vue historique ...

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1/ COOK Ernest Léonard né le 12-04-1908 à Londres
Insurance Officer 64 Holmer Avenue
A séjourné à l’hôtel du 16-06-1966 au 17-06-1966

2/ BOWDEN Georges né le 08-06-1908 à Edimbourg
Secrétaire WINCHESTER
A séjourné à l’hôtel du 22-06-1966 au 23-06-1966

3/ ECHERN Duncand né le 09-03-1915 à Londres
Directeur Clinpstead KENT
A séjourné à l’hôtel du 21-06-1966 au 23-06-1966

---------------------------------------------------------------------

(Il s’agit de coordonnées relevées par Mme Andrée BUTHION sur le cahier de police de l"hôtel-restaurant "La Tour" de Rennes-le-Château. A l'époque les clients devaient légalement montrer leurs papiers et faire enregistrer leur identité).

A l'époque, on ne voyait pas des Anglais tous les jours sur la colline.
Cette triple visite fut suffisamment remarquable pour y porter attention et s'y intéresser.
Qu'étaient-ils donc venus faire dans ce trou du bout du monde ?

Cela d'autant plus qu’à la même époque, nous entendons parler de « Pierres Gravées du Languedoc » par la lettre de deux Anglais datée à Paris du 2 juillet 1966, et communiquée à l’auteur en octobre 1966 par Marius FATIN (+ 1967). La même lettre fut reçue à la Bibliothèque Nationale, le 20 juin 1966.
(Antoine L’ERMITE – cote 8LJ6849)


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